Laurent Janaudy, maraîcher à Manziat (01), et ses deux jeunes boeufs Gascons, Cadet et Mignon, sortent au tombereau, du bois d’aulne fraîchement abattu le 14 Mai 2017.
Catégorie : Travaux
Vidéos d’un dressage exemplaire de 4 paires de boeufs en Australie
Découvrez ces deux vidéos qui montrent un dressage exemplaire de 8 boeufs liés au joug de garrot et menés à la voix et au fouet en Australie.
Regardez aussi ce film d’archive:
Cadet et Mignon, deux boeufs Gascons au travail chez Laurent Janaudy le 18 février 2017, Manziat (01)
Toutes photos et vidéo Véronique Nioulou
Voici quelques photos d’une belle journée de Février 2017 où Laurent Janaudy, maraîcher à Manziat (Ain), nettoyait une terre avant labour avec ses deux boeufs Gascons Cadet et Mignon.
C’était un des premiers gros travaux que cette jeune paire effectuait.
Nous les verrons dans de prochains articles sortir du bois et labourer.
« Laurent Janaudy et la traction animale, une histoire de toujours » par Michel Nioulou
A Manziat dans l’Ain, la culture maraîchère intensive est présente sur la commune depuis plusieurs décennies. La terre sablonneuse du Val de Saône est un atout majeur pour la culture légumière. Le relief d’une plaine alluvionnaire est tout juste contrarié par une légère déclivité en allant sur le haut de la commune.
Au milieu des champs de poireaux, céleris, carottes et salades cultivés par de plus en plus grosses exploitations qui fournissent les grossistes et les grandes surfaces, Laurent Janaudy, une petite quarantaine, pratique une agriculture de proximité et respectueuse de l’environnement.
Dresseur remarquable de chevaux et de bœufs, il est depuis son enfance dans le monde du cheval.
Depuis de nombreuses années en double activité, partagé entre un emploi dans la restauration et son activité agricole, il a fait valoir des terrains familiaux, personnels et des petites parcelles qui, sans lui, seraient restés à l’abandon.
Depuis trois ans, il s’est installé à plein temps en développant son activité maraîchère. Il a dû abandonner la prestation de service à cheval dans les vignes par manque de temps.
Laurent travaille sur une superficie d’un hectare de maraîchage. Sept hectares de prairie permettent d’une part de nourrir les animaux et d’autre part de faire du foin en petites bottes pour la vente aux particuliers.
Il fait aussi un peu de céréales pour les animaux et la basse-cour (paille et grain).
Désormais, il fournit des restaurants renommés dont certains sont étoilés, tous en recherche de produits de qualité: L’ô des Vignes à Fuissé dont le chef Sébastien Chambru est MOF, le restaurant de Serge Vieira à Chaudes-Aigues, 2 étoiles, Le Greuze à Tournus tenu par Yohann Chapuis, 1 étoile, et Ma table en ville à Mâcon, restaurant chic à la cuisine soignée de Gilles Bérard.
Laurent fournit aussi des paniers de légumes aux particuliers et en dépôt à Lougalina, une épicerie fine de Replonges.
Sans être certifié bio (il faut maintenant presque s’excuser de travailler normalement!!) ses légumes, pour la plupart de variétés anciennes, sont menés en culture sans produits phytosanitaires.
La plupart des travaux, (labour, sarclage, hersage, déchaumage, charrois) sont effectués en traction animale avec deux juments et une paire de bœufs. Il possède aussi une jeune génisse Charollaise, Mauricette, qu’il a commencé de dresser en solo.
Même si les chevaux sont le plus souvent utilisés, il fait travailler régulièrement deux bœufs Gascons, Cadet et Mignon qui ont remplacé voici trois ans une paire de vaches Aubracs restées une huitaine d’années sur la ferme.
Il utilise aussi un tracteur pour certains travaux. Les modes de traction sont utilisés en complémentarité en fonction des conditions et des priorités. Mais la traction animale reste au centre du projet, comme depuis toujours dans la démarche de Laurent.
La récolte des « petits riz »
En cet après-midi ensoleillé de mi-septembre, une terre d’une quarantaine d’ares est recouverte d’andains bien rangés de haricots secs « Petit riz » autrefois beaucoup cultivés en Val de Saône. Après avoir été arrachés et posés au sol, ils ont séché pendant une semaine et ont été retournés à la main chaque jour pour parfaire le séchage.
La veille, Laurent avait récolté en fin de journée deux petites plate-formes de «petits riz» avec le tracteur. Mais ce 8 septembre 2017, c’est Poulette, une jeune Comtoise et les deux Gascons qui sont de service pour rentrer la récolte avant la pluie annoncée dès le lendemain.
Après avoir chargé deux chars et fait un premier voyage au cheval pour remonter le charroi à l’abri sous le hangar situé en haut de la commune, Laurent et moi-même redescendons dans la parcelle avec les deux bœufs attelés à une gerbière, suivis de Poulette.
De retour dans la terre, après avoir attaché la jument à l’ombre, les haricots sont rapidement chargés sur la gerbière par petites fourchées bien rangées pour «monter» le char, en prenant soin de les croiser pour qu’elles ne glissent pas lors du transport. Mais les pieds de haricots s’accrochent bien entre eux et sont relativement stables une fois entremêlés.
Une fois la jument reculée dans la limonière du char chargé en début d’après-midi, le convoi se met en marche pour la dernière remontée.
A mi-parcours, nous croisons comme au premier voyage, la grande route départementale qui traverse la commune. C’est un passage délicat du fait de la circulation automobile assez intense.
Si la présence des attelages de Laurent dans la commune n’est pas une surprise pour la plupart des habitants de Manziat, la traversée de la départementale, par contre, est plus surprenante pour les automobilistes de passage.
Les deux chars de haricots traversent, Poulette et Laurent en tête, avançant d’un pas plein d’allant, puis les deux bœufs gascons et leur long char à deux roues passent tranquillement avec une allure posée, sans stress.
Après environ un kilomètre et demi de voyage, nous arrivons à destination.
Les chars sont reculés sous le hangar, les animaux dételés, les bœufs déliés, Poulette dégarnie.
Les cinq chars de haricots sont à l’abri et finiront de sécher pendant un mois avant d’être battus avec une petite batteuse puis triés à la main en début d’hiver. Ils rejoindront ensuite les tables des grands chefs.
Il peut désormais pleuvoir pour compenser un peu la sécheresse de l’été, les haricots sont à l’abri!!!
La surface plantée cette année est nettement plus importante qu’en 2016, malgré cela il risque encore de ne pas avoir assez de quantité pour faire face aux besoins.
Voici trois ans que Laurent est à plein temps sur son activité agricole et les commandes sont toujours plus importantes au fil du temps. La démonstration est faite que la demande de produits de qualité est là, et qu’il est possible de la satisfaire dans un mode de production «hors norme». Bien sûr, cet engagement nécessite un investissement personnel et un travail très important. Malgré tout, il fait le maximum pour concilier la quantité de travail tout en maintenant son éthique, la qualité des produits et son mode de production avec la traction animale au coeur du système.
Michel Nioulou
Article paru aussi dans la revue « Sabots » N° 81 Novembre/Décembre 2017
Travail au cable et à la poulie avec le boeuf en solo d’André kammerer, Breiteinbach (67)
Pour sa terre vivrière, André Kammerer fait la préparation de ses terrains très pentus avec l’aide de son boeuf et d’un système de poulie et de câble de traction.
L’outil ne travaille qu’en montée pour ne pas faire redescendre la terre en bas de coteau.
L’inconvénient est qu’il faut à chaque fois décrocher et redescendre à vide.
Voici quelques photos qu’il nous a communiquées.
Vidéos de travail avec un boeuf Pie noir Breton chez Agnès et Luc Bernard à Courgenard (72)
Luc Bernard avec Cassis au jouguet au Dresny en 2014
Agnès et Luc Bernard mettent en ligne de nombreuses vidéos de l’utilisation fréquente de leur boeuf Cassis pour différents travaux sur leur ferme. Ils l’utilisent en particulier pour dérouler le fil de fer barbelé lors de la réalisation des clôtures.
Cliquez sur les différents liens ci-dessous qui conduisent directement aux vidéos du Facebook de la Ferme d’héliacynthe.
https://www.facebook.com/heliacynthe
https://www.facebook.com/watch/?v=1026464337442532
Transport de grillage de clôture
Labour au brabant avec les deux boeufs Montbéliards de Jean-paul Foray, Saint-Bénigne (01)
Jean-Paul Foray de Saint-Bénigne, a mis au travail deux boeufs Montbéliards. Il était présent à la fête de Reyssouze dans l’Ain à quelques kilomètres de chez lui.
Voici quelques photos et une vidéo de ses animaux au travail.
Jean-Paul échange sur sa pratique de bouvier avec Laurent Janaudy, un maraîcher en traction animale et bouvier lui-même venu de Manziat en voisin.
Réflexions sur la conduite d’un boeuf en solo de derrière par Jo Durand, le Dresny (44)
Jo Durand travaille sur sa ferme avec entre autres, une paire de boeufs Vosgiens. Il a aussi dressé un boeuf Vosgien en solo qu’il mène souvent en guide.
Il nous communique quelques photos et un petit argumentaire sur les avantages de la pratique.
Pour les cultures légumières qui ne demandent pas de puissance, je n’ai besoin que d’un seul bœuf et le menage par l’arrière permet de conduire le bœuf et l’outil en même temps.
Je suis seul pour effectuer ce travail, c’est donc plus rentable que si nous étions deux.
Pour les transports légers, j’utilise un avant-train (avec un siège) sur lequel j’attelle une remorque. Je voyage donc assis.
Pour les débardages, je travaille souvent derrière le bœuf .
En plaçant le bœuf avec les rennes longues, de derrière je suis beaucoup plus précis et rapide; j’accroche mes bois en restant derrière, j’ai beaucoup de précision pour le tirage car de derrière je vois la trajectoire du bois.
Merci à Jo et Christine pour leur communication.
Fenaison 2015 chez Philippe Kuhlmann avec une paire de boeufs
Utilisation d’une paire de boeufs vosgiens au râteau faneur endaineur
Voici quelques images réalisées par François Kiesler, sur Philippe Kuhlmann pendant la fenaison 2015 dans le massif vosgien au Valtin.
Complémentarité avec la traction animale : utilisation d’une petite presse à balles rondes automotrice. Résultat moyen de la machine sur la durée : problème de longévité en usage intensif.
Traîneau » fait maison » pour le transport du foin
Ce type de faneur, au mouvement moyennement rapide, limite la perte des feuilles une fois sèches
























































































