Joanny Furtin, poète patoisant et régionaliste de Charolles a exercé son art en Charollais des années 1930 aux années 1980.
Par le biais du groupe folklorique « Les gâs du Tsarolais » qu’il avait fondé, il a édité un grand nombre de ses chansons sur des cartes postales.
« Ma guige », chanson en hommage aux meneurs de boeufs et leurs aiguillons, est l’une de celles-ci.
Sur la carte postale de la chanson, en illustration, a été jointe la photo d’une paire de boeufs liés dans la cour de la ferme actuelle de Laurent Billoux..
Quatre-vingt dix ans plus tard, nous avons pu refaire des photos au même endroit, avec le même bâtiment, le même tilleul, mais avec une nouvelle paire de boeufs. On peut, pour rester dans la comparaison, signaler que Laurent est aujourd’hui un membre actif du groupe folklorique « les gâs du Tsarolais ». La boucle est bouclée!!
Même si Papillon ne sera plus attelé, il restera en photo pour la postérité, lié avec Froment en hommage à Joanny Furtin, ce barde Charollais si attachant qui a tant marqué la région.
collection Michel Nioulou
Même endroit, même bâtiment, même arbre, 90 ans plus tard, seuls les boeufs et le bouvier ont changé.
Comme nous attelons notre boeuf Froment avec notre vache Azalée et devant la différence d’encornage des deux animaux, Michel Nioulou a dû faire la taille d’un joug spécial avec des têtières de tailles différentes.
Il est en hêtre. Voici quelques photos de sa taille.
On voit bien la différence de taille des têtières entre le côté vache (à gauche) et le côté boeuf (à droite)
Têtière côté boeuf
le joug une fois mis en peinture
Premier liage avec le nouveau joug à la Garaudaine lors du printemps du bio le 9 juin 2012
(photo Isabelle Billoux)
(photo Armand Delécluse)
Le joug en service après quelques réglages aux passages de cornes à la fête de l’âne à Baron le 8 Juillet 2012 avec Froment et Azalée
Nous attelons des vaches depuis 2005. Après Vérité et Valentie, Annabelle et Azalée, nous avions commencé de dresser une paire de boeuf en 2008.
Après un début de mise en confiance et une mise au joug, l’un des deux est devenu très craintif à l’égard de Michel Nioulou malgré un travail doux et mesuré. Il n’était donc pas possible de continuer le dressage.
Un des premiers liages de la première paire de boeufs dans la stabulation de l’exploitation
A la même période, une paire de jumeaux mâles naît sur l’exploitation. Laurent décide alors de les préparer dès leur plus jeune âge pour pouvoir les lier à terme.
Nous décidons de les nommer Papillon et Froment.
Froment dès le début, est le plus calme et le plus doux.
Dès leurs deux ans, il sont mis au joug de temps en temps et rapidement mis au timon du tombereau.
Tout se passe bien dans les petits chemins autour de l’exploitation et dans les prés.
Froment et Papillon au départ de vendenesse pour la Garaudaine à Charolles
Mais rapidement, il apparaît que Papillon est craintif devant l’imprévu et sur les obstacles. Sans être à première vue dangereux, il reste constamment « sur l’oeil », alors que Froment est d’une placidité à toute épreuve.
Froment et Papillon pendant le dressage
Froment et Papillon après un retour depuis vendenesse à La ferme de la Garaudaine
Froment et Papillon aux journées portes ouvertes de la cave du père Tienne chez Agnès et Eric Panay à Sologny (71) pendant la phase de mise en contact du public.
En 2011 après quelques sorties en ville et dans des environnements avec du public (portes ouvertes à la cave du père Tienne), Papillon se comporte avec crainte. Nous décidons donc d’arrêter de l’atteler vu notre présence fréquente dans la foule.
Nous travaillons donc actuellement avec Froment lié à Azallée. Cette paire, à priori dépareillée, ne manque pourtant pas d’intérêt. Ces deux animaux pour le moment d’une taille semblable sont très calmes, agréables, dociles et proches de nous.
Papillon à gauche sur la photo et Azalée au tombereau à Charolles en Octobre 2011
Froment et Azalée ont été filmé à la fin d’une scéance de travail au tombereau.
Nous devions, pour réaliser le transport du vin du domaine des vignes du Maynes jusqu’à Cluny le 13 juin 2010 (voir article du blog en cliquant ici), passer un gué sur la rivière Grosne.
Nos vaches n’avaient encore jamais passé de rivière en étant liées. Pour les préparer à cela, nous avons, quelques temps avant, emmené Annabelle et Azalée passer un gué près de Charolles.
Nous les avons déjà fait passer à la corde sans difficulté. Ensuite nous les avons liées et le passage dans l’eau n’a présenté aucun problème.
Nous vous présentons un petit montage du moment, accompagné de la musique du groupe « Rêves de mai » (03 85 34 16 04).
Après avoir fait travailler les deux génisses de dix huit mois à la corde pendant quelques semaines, nous avions posé pendant quelques jours les « copes de dzoug » (les coupes de joug sont des demi jougs)sur la tête des bêtes (voir l’article sur le dressage).
Le 22 août 2005, le jour est arrivé de lier les animaux au joug.
Jean Fournier, qui nous conseille et encourage depuis le début, est là.
Après quelques hésitations, il retrouve la méthode de liage que son père lui avait apprise. Il nous la transmet à son tour pour lier nos deux génisses.
Nous avons ce jour-là, utilisé un joug découpé charollais que Jean et son père utilisaient sur leur exploitation jusque vers 1955.
Cette vidéo est celle du premier liage et des premiers pas de Vérité et Valentie liées ensemble sous le joug.
Pendant la séance, les génisses et nous, prenons nos marques, tâtonnons sous les yeux ravis de Jean Fournier qui, jamais, n’aurait pensé lier à nouveau des animaux.
Cette séquence vidéo comporte certainement beaucoup d’erreurs de débutants que nous étions. Que les bouviers avertis ne nous en tiennent pas rigueur, notre bonheur et celui de Jean étaient plus fort que nos faux pas d’apprentis bouviers
Nous avons participé à Charolles à la journée consacrée à la sensibilisation et à la récolte de fonds pour la recherche contre la mucoviscidose.
Nous avons, en collaboration avec nos amis des « Gas du Tsarollais », le groupe folklorique de Charolles, défilé dans la ville de Charolles avec un char chargé de grumes attelé aux deux paires de vaches, en nous rendant sur le site de la rencontre, au lycée agricole.
Le cortège était plutôt sonore et voyant ce qui a permis de sensibiliser le public à la cause et de faire une publicité pour la manifestation contre la mucoviscidose sur le site du lycée.
Une fois arrivés, nous avons fait des démonstrations de chargements et de déchargements de grumes à la roule avec les vaches.
Voici une vidéo de l’arrivée au lycée en fin de matinée.
Les méthodes traditionnelles de chargement des grumes de bois sont nombreuses:
crics
chèvres
basculement des chars (déverse)
chargement à la roule
Il nous arrive de réaliser des chargements à la roule.
Le principe est simple.
On utilise un char de débardage dont les quatre roues sont plus fortes et plus basses que celles d’un char classique.
On dispose deux rondins solides sur chacune des roues d’un côté du char afin de faire une rampe de chargement.
Si les troncs ne sont pas trop lourds, on fixe à chaque roue du côté des rondins, les extrémités d’une seule chaîne (ou corde). Celle-ci est étalée au sol afin de pouvoir placer la grume dessus en l’approchant avec les vaches à la chaîne.
Ensuite la corde est rabattue sur le côté opposé.
On attelle une paire de bovins à l’extrémité de la corde ou de la chaîne afin de pouvoir hisser le tronc qui va prendre appui sur les rondins et monter sur ceux-ci en coulissant à l’intérieur de la boucle formée par la corde.
Chargement avec Annabelle et Azalée
Si les troncs sont gros et lourds on utilise le même principe de traction mais avec une chaîne à chaque roue et une paire de bovins à chaque extrémité.
Au fur et à mesure du chargement, les points d’ancrages de la corde ou des chaînes sont changés afin de pouvoir hisser les dernières grumes au sommet du char.
Au chargement, du fait de la forme irrégulière des bois, il faut compenser l’avancement irrégulier du tronc sur les rondins en dirigeant l’attelage du côté opposé au côté de la grume qui monte le moins vite.
Pour le déchargement des grumes de tailles raisonnables nous pratiquons l’opération inverse en ajoutant simplement des cales entre la grume et les traverses avant et arrière du char afin de faciliter le roulement jusqu’à la roue.
déchargement avec Annabelle et Azalée
Au cours des chargements de grumes, quelle que soit la méthode employée, le matériel subit de fortes contraintes et souffre énormément.
Il faut arrêter de tirer dès que la grume est sur le char sinon, on lève, et au pire, on verse le char.
Le char que nous utilisons vient de la commune de Varennes sous Dun et a été refait par nos soins (aiguille ferrée, bras de mécanique, coulisse de train avant).
Notre expérience en la matière est bien modeste, mais elle permet cependant de montrer au public le chargement de lourdes grumes sans grues ni fourches de tracteurs.
Les boiteries sont des chants qui étaient utilisés pour inciter les vaches ou les boeufs au travail. Ces pratiques musicales étaient appelées de différents noms selon les régions:
boiteries ou tchaulage en Charollais Brionnais
briolage en Berry
dariolage en Vendée
bahotage en Bretagne
chanchari en Guadeloupe
Un colloque consacré à ces pratiques s’est déroulé en Vendée du 7 au 10 octobre 2010. (voir le lien avec Arexcpo dans la colonne de gauche)
Nous y avons participé indirectement grâce aux contacts que nous entretenons avec les organisateurs et participants: Jean Pierre Bertrand président d’Ethnodoc en vendée, Mic Baudimant musicien chanteur Berrichon, merveilleux « brioleux »et de Michel Colleu coordinateur de l’OPCI (office du patrimoine culturel immatériel). Nous avons présenté le texte qui suit, accompagné d’un petit historique sur les attelages bovins dans le Charollais Brionnais (que vous retrouvez dans ses grandes lignes dans l’article de notre blog « 2005 la renaissance de l’attelage bovin à Charolles »).
Voici le lien avec le site de l’éditeur du livre issu de ce coloque, auquel nous avons collaboré.
Il s’intitule: LE CHANT DE PLEIN AIR DES LABOUREUR
Contrairement à d’autres régions de France, le Charollais Brionnais a été très peu collecté musicalement.
Dans les années 1955-60, René Horiot, du GSAC (groupe spéléo archéologique du Charollais) a réalisé une campagne de collectage. Parmi les enregistrements on trouve quelques boiteries. C’est par le biais du GSAC qu’on sait que ces chants d’encouragement aux animaux sont nommés ainsi.
Un document de synthèse de leur collectage présente une interprétation des collecteurs sur le sens et l’origine de ces chants de travail. En voici le texte:
Nous ignorons si ce nom est employé ailleurs qu’en Charollais où il désigne ces chants bucoliques servant autrefois aux bouviers pour activer leurs bœufs. En effet, si des poètes ont chanté le pas paisible et lent de ces animaux, il faut savoir que cette lenteur n’était pas souhaitable pour les travaux des champs effectués grâce à ces attelages et, pour les actionner, les bouviers n’avaient que deux moyens ; l’aiguillon (ou guidze en dialecte charolais) et la voix. L’aiguillon ne pouvant pas être employé continuellement, restait la voix, et force était aux bouviers de se faire entendre sans cesse, sinon l’attelage ralentissait.
Pour ce faire, chacun avait sa méthode. Certains criaient un peu n’importe quoi en plus de divers ordres, d’autres entremêlaient ces criailleries de jurons. D’autres encore juraient sans cesse comme despossédés, et, à ce propos, nous connaissons le cas d’un fermier Palingeois qui agissait ainsi… mais comme sa ferme était proche du château de Digoine, ses vociférations y étaient entendues, si bien qu’après lui en avoir fait en vain plusieurs observations, la châtelaine d’alors lui refusa pour cette raison le renouvellement de son bail !
Heureusement, d’autres bouviers chantaient. Il s’agissait de chants improvisés qui parfois n’étaient que de simples vocalises, et parfois un mélange de paroles et de vocalises. Bien entendu, ceux qui étaient dotés d’une belle voix en profitaient pour se faire entendre, et l’inspiration du moment leur dictait certaines paroles qui, suivant les circonstances, revenaient ou variaient souvent. Et comme les champs cultivés n’étaient pas très loin les uns des autres, il y avait parfois de l’un à l’autre de véritables concours de chants bucoliques…. Ces moments pouvaient être d’une beauté qui, hélas, ne se retrouvera plus.
Il est bien dommage que rien n’ait été recueilli de ces boiteries. Nous ne sommes en mesure que d’en donner quatre exemples de valeurs biendifférentes. La plus belle étant celle due au bouvier charolais Fayard, qu’heureusement le folkloriste Gabriel Roberjon fit noter à l’époque par le chef de musique Badin. Nous n’avons pu qu’apercevoir ce document peu avant le décès de Gabriel Roberjon, mais heureusement sa nièce Mademoiselle Madeleine Sabatier en connaissait l’essentiel qu’elle a pu nous chanter.
Ces quatre exemples que nous donnons ont été recueillis dans des lieux fort éloignés les uns des autres, et trois seulement possèdent des paroles parmi lesquelles la vocalise « Olé » (d’où en découle Léo) revient chaque fois. Or cette vocalise est très usitée en Espagne, et c’est pourquoi certains ont voulu y voir une survivance de l’époque où le Comté du Charollais appartenait à l’Espagne…. Ce qui nous ferait remonter bien loin dans le temps ! Mais nous ne prenons pas parti sur ce point et nous nous bornons à le signaler.
Quant à l’expression signifiant nous irons, nous reviendrons que l’on retrouve aussi, c’est la description de la plupart des travaux des champs qui nécessitent de continuelles allées et venues. Cette description forme évidemment la base de l’inspiration des chanteurs qui pouvaient aussi faire allusion à des occupations d’un autre genre. Exemple: « Nous irons dans le Brionnais chercher du foin pour les Charollais ».
Voici les enregistrements de boiteries du GSAC effectués entre 1950 et 1960. La qualité sonore n’est pas bonne mais les documents sont précieux.
boiterie n°1
la la la
boiterie n°2
Oh nos érant dans l’Brionnais
oh nous irons dans le Brionnais
Tseurtsi du foin p’les tsarollais mon cabet
chercher du foin pour lesCharollais mon cabet
Oh la lé lon lé
oh nos érant nos rveindrans
oh nous irons nous reviendrons
mes bus biancs
mes boeufs blancs
boiterie n°3
tra la la la……
oh nos irans
oh nos rveindrans
oh mes ptchets bus biancs
oh lé lé hé
lo lé lé oh
hue la hue ah tché hue la
(« tché » est l’appel couramment utilisé dans la région pour appeler les vaches au pré pour les faire venir à soi)
boiterie n°4
C’est la version la plus difficile à dépouiller du fait de la mauvaise qualité sonore: la transcription est incertaine.
les deux boeufs de dvant
valant bein 600 francs (ou tout autant)
les deux jolis veaux (ou bus,)
valant bein autant
les deux du darri
les deux du derrière
les valant bein ari
les valent bien aussi
oh lé oh lé oh lé
………………
nos rveindrans
oh lé oh lé
……………
Mais lors des collectes commencées dès 1984, par Michel Nioulou, Gilles Lauprêtre, Annick Bouchot et François Gayot, jamais les enquêteurs ne retrouveront une citation du terme boiterie.
Michel Nioulou a enregistré auprès de Jean Fournier, à Chassigny-sous-Dun, en 1985, une version d’une des boiteries du GSAC : c’est la seule fois où l’on a retrouvé une trace de ces chants depuis 1957.
Jean Fournier à la Garaudaine en 2005
Voici l’enregistrement:
Jean Fournier, Chassigny sous dun (71) 1986
nos s’en vans dans l’Mâconnais
nous partons dans le Maconnais
treutssi du vin p’les Tsarollais
chercher du vin pour les Charollais
totsse don les dvant
touche donc ceux de devant
totsse don les dri
touche donc ceux de derrière
totsse les don teux ez chix
touche les donc tous les six
le ptchet bianc tireraut bein
le petit blanc tirerait bien
mais y est le gros cabet que le reteint
mais c’est le gros cabet qui le retient
allons don mon cabet
allons donc mon cabet
allons don allons don
allons donc allons donc
Monsieur Fournier la nomme parfois tchaulage et commente en disant que c’est un chant pour mener les bœufs à la foire appris par sa grand-mère. Lui-même a attelé des vaches jusqu’en 1955 comme de nombreuses personnes dans cette commune escarpée. Mais il témoigne que jamais il n’a entendu chanter aux bœufs.
En 2005, Laurent Billoux, éleveur de Charollaises à Charolles, et Michel Nioulou ont dressé deux paires de vaches à l’attelage. Le travail avec leurs animaux leur permet de côtoyer de nombreux anciens qui ont attelé autrefois. Aucun d’entre eux n’a jamais témoigné d’une pratique des boiteries même de manière indirecte.
On peut donc penser que, déjà lors des collectes de 1957, les enregistrements étaient les dernières traces d’une pratique antérieure.
Autant d’autres traditions de chants telles que celles des « mois de mai » restent très présentes et connues de la plupart des générations de la région, autant celle des boiteries semble être malheureusement tombée dans l’oubli depuis longtemps alors que nous sommes dans le berceau du Charollais.
La présence de bientôt trois attelages à Charolles re-motivera peut-être quelques personnes à « apia yi » (atteler des bovins en langue charolaise) et à chanter de nouveau aux bêtes en s’inspirant des quelques belles boiteries sauvées in extremis.
Louis Moulignat, agriculteur éleveur de l’Allier, a été avec Jean Fournier du Brionnais, la personne qui nous a définitivement convaincus de dresser nos animaux.
Il a, depuis les années 1980, dressé des boeufs à l’attelage. Aujourd’hui il n’attelle plus mais possède encore deux boeufs d’une quinzaine d’années.
2005 Louis avec Marin et Matelot
Depuis notre rencontre en 2005, nous lui rendons visite régulièrement et nous avons lié plusieurs fois ses boeufs chez lui.
Pigeon et Ramier étaient la dernière paire qu’il a vraiment utilisée chez lui et dans de nombreuses fêtes régionales. Ramier, le dernier survivant de la paire est mort en 2005.
Marin et Matelot, ses deux boeufs actuels, n’ont pas été attelés souvent mais sont cependant très dociles au joug.
Louis Moulignat a toujours gardé depuis sa jeunesse la passion de l’attelage des boeufs. Il en parle avec passion et conviction. Il a su nous conseiller et nous encourager à poursuivre notre expérience.
Bien que nous accordions un intérêt particulier à utiliser les méthodes d’attelage de notre région du Charollais Brionnais, nous avons retenu la technique de pliage des jougs de Louis, qui est fort pratique et esthétique. Les liens sont pliés en huit sur le dessus des têtières en prenant l’extrémité extérieure du huit sur l’oreille du joug. Les coussins d’attelages sont ensuite placés entre les liens et la têtière et solidarisés au joug avec quelques tours de corde de l’extrémité du lien.
Nous remercions sincèrement et du fond du coeur Louis de l’amitié qu’il nous accorde et d’être un de ces rares passeurs de mémoire et de savoir-faire.
2005 liage
2005 liage
2005 liage
2005 liage
2008 liage en compagnie d’Aimé Joigneaux
Marin et Matelot avec Louis en 2005
2005
Jean Fournier avec les boeufs de Louis: un homme heureux, après 50 ans, il est de nouveau à la tête d’une paire de bovin liée
2008
En 2008 avec Louis, Marin /Matelot, Anabelle/Azalée, Vérité/Valentie, Michel et Laurent
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