Louis Servant est éleveur à Chaillé-les-Marais en Vendée. Il utilise ses animaux pour faire quelques travaux sur son exploitation.
Auteur/autrice : Michel NIOULOU
Écomusée de Marquèze à Sabres (40)
Photo Léo Sourigues
L’écomusée possède à ce jour deux boeufs: Banut et Palet.
Les travaux des champs de l’écomusée de Marquèze sont actuellement réalisés avec ces deux boeufs Béarnais.
Photo Écomusée de Marquèze
A l’écomusée, sont reproduites les cultures traditionnelles (seigle, millet, panis) selon les techniques et avec les outils utilisés fin XIXe -début XXe dans les quartiers landais et avec les races animales présentes à cette époque.
Photo Léo Sourigues
Le bouvier de l’écomusée passe beaucoup de temps au milieu de l’airial à présenter la race, ses caractérisques. Un bros (nom gascon de la charette) transportant la farine, le son moulu au moulin de l’écomusée, est souvent tracté par les boeufs.
Photo Écomusée de Marquèze
L’ancienne paire de boeufs
Pour voir le site de l’écomusée cliquez ici
Activité « traction bovine » au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie (64).
Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.
« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».
Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).
Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.
Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.
Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..
Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.
Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.
Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.
Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….
Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.
Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….
Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.
Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »
Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves, en cliquant ici.
Vendredi 20 décembre 2013
Les attelages
Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.
☺ Le conseil de Mignoune
Montmorillon (86), SALON DE LA TRACTION ANIMALE les 4 et 5 octobre 2013

LE SALON DE LA TRACTION ANIMALE les 4 et 5 octobre 2013
Cette cinquième édition du Salon de la Traction Animale de Montmorillon se donne plusieurs objectifs :
Le premier est de démontrer l’utilité de la traction animale dans un contexte moderne et dans le cadre d’un développement durable.
Il réunira pour cela des utilisateurs et des professionnels qui réaliseront des démonstrations dans les différents domaines où peut s’exercer la traction animale : le travail du sol en maraîchage et en agriculture, le débardage, les transports divers dans le cadre d’une agglomération, le sport, le loisir.
Le second objectif sera de montrer que l’utilisation des chevaux de trait comme force de traction génère une activité socio économique non négligeable.
Des stands divers exposeront les activités artisanales et professionnelles qui se créent autour et grâce à la traction animale et les emplois et création d’entreprises qui en découlent : sellerie, maréchalerie, voitures, matériel, prestations de services etc…
Un autre objectif sera de situer la traction animale dans une logique d’alternative durable aux problèmes d’environnement et de gestion des ressources naturelles et des énergies fossiles.
Des intervenants expliqueront en quoi l’utilisation du cheval à des fins de travail encourage et contribue au maintien de la biodiversité en développant et maintenant le patrimoine génétique important que représentent nos neufs races de trait françaises.
Ils expliqueront également en quoi le travail du cheval améliore et rend aux sols l’oxygénation et l’activité biologique indispensables à des productions de qualité, en viticulture notamment.
D’autres débattront de l’utilité économique et écologique à employer des chevaux de trait pour réaliser certaines tâches municipales et territoriales.
Des débardeurs professionnels montreront que le cheval de trait peut réunir efficacité, rendement et respect absolu de la faune et de la flore forestières. Beaucoup de témoignages qui iront dans le sens d’un développement de cette énergie douce, parfaitement adaptée à nos conjonctures difficiles et inquiétantes pour l’avenir de la planète.
Des toilettes sèches seront installées sur le site dans une logique de comportement citoyen et responsable vis-à-vis de l’environnement.
Pour cette 5ème édition : la traction bovine sera à nouveau présente
Invitée déjà au dernier salon de 2011, la traction bovine représente un autre aspect de la traction animale peut-être moins médiatisé mais qui conserve un certain nombre d’adeptes. Depuis quelques temps on constate même une augmentation significative de demandes et d’intérêt pour elle. La traction bovine se place dans la même logique que la traction équine : la recherche de durabilité, la préservation de la biodiversité génétique, la création de lien social. Le 5ème Salon de la Traction Animale de Montmorillon se devait de s’ouvrir à nouveau à cette pratique en accueillant encore cette année quelques meneurs et dresseurs réputés avec leurs bœufs qui montreront que la force et l’habileté de ces animaux représentent des atouts indiscutables pour accompagner les travaux humains.
Le dernier objectif, et non le moindre, réside dans la volonté de créer une dynamique locale et de faire du Pays montmorillonnais un pôle de compétences reconnu et un centre d’attractivité national et européen en matière de traction animale.
En effet, en créant ce salon, au sein d’un établissement d’enseignement agricole situé au cœur du territoire et acteur de celui-ci, nous pouvons faciliter ainsi la découverte des richesses humaines, architecturales, paysagères et économiques du Pays montmorillonnais.
Ce salon peut donc contribuer à créer une animation importante autour d’un thème original et largement populaire, et par-là même, générer du lien social et inter générationnel.
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Pour réaliser ces ambitions et objectifs, le Site de Formation Agri Nature de Montmorillon s’appuie sur une équipe d’organisateurs volontaires et convaincus, déjà rodée par quatre expériences réussies en 2005, 2007, 2009 et 2011. Il s’appuie également sur une forte équipe de bénévoles constituée de jeunes élèves et stagiaires en formation ainsi que de professionnels et d’éleveurs de chevaux de trait.
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Il mettra à contribution les compétences de ses formateurs et ses propres chevaux de trait et bœufs de travail ainsi que son matériel de traction animale.
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Il mettra, enfin, à disposition le site de son exploitation Agricole et ses infrastructures pour accueillir hommes, chevaux et bovins dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.
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Le soutien de la Région Poitou Charentes, de la Ville de Montmorillon, de la ville de Poitiers, del’IFCE, des associations de professionnels (Trait Poitou Charente, Races Mulassières du Poitou, Asinerie de Dampierre s/ Boutonne, l’association Hippothèse, des débardeurs, le Syndicat National des Cochers professionnels ) de la commission Nationale des chevaux territoriaux, du CIVAM du Pays montmorillonnais, de l’Association March’Equitable, de Jard’Insolite et de bien d’autres contribuera à la réussite de cette manifestation.
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Il est important de souligner que l’esprit qui veut présider à ce salon va dans le sens de la modernité et de la créativité. Il veut résolument éviter l’écueil folklorique encore trop souvent attaché aux manifestations où interviennent les animaux de trait. Si l’expérience et les savoirs anciens restent indispensables et riches d’enseignement, ils doivent être un tremplin d’évolution et de progrès pour adapter la traction animale à notre monde moderne.
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Enfin dans le souci d’animation du territoire, une des missions de l’enseignement agricole public, nous situons notre 5ème Salon de la Traction Animale dans le cadre du Pôle Régional Equin en partenariat étroit avec le CPA de Lathus, qui organise le dimanche 6 octobre 2013 ses traditionnelles« Boucles de la Gartempe » auxquelles nous convions, dans nos différents supports de communication, les participants de notre Salon.
La traction animale moderne ne peut se concevoir que comme une activité venant en complément de l’activité mécanisée, pour en réduire les effets néfastes et dans une idée d’équilibre économique. Elle ne peut en aucun cas se substituer totalement au tracteur et autres engins automobiles, mais elle peut effectivement, dans de nombreux contextes, les remplacer efficacement.
Merci à Gérard Coti du lycée agricole de Montmorillon (chargé d’ingénérie Animation et développement du territoire, chargé de communication et de discipline, coordonnateur formations courtes, formateur phytotechnie) pour nous avoir communiqué ces informations.
Emmanuel Larre, Faget-de-Goès (64)
Emmanuel Larre est exploitant-éleveur et professeur au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie.
Son exploitation fait 25 ha dont 1.5 ha de maïs et le reste en prairies pacagées et fanées. Une vingtaine de bovins et les chevaux de trait vont en estive en vallée d’Aspe début juin, pendant 3 à 4 mois selon les années.
Au lycée, dans le cadre des activités périscolaires, il initie les élèves volontaires à la traction bovine.
Il nous parle de son parcours et de ses animaux.
« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».
J’ai dressé deux veaux mâles nés chez moi: un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat , ce qui signifie gamin en béarnais).
Ils sont éduqués très jeunes aux règles élémentaires de la discipline et de la traction avec un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, qui permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres.
Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu, un tombereau. Je les considère comme de très bons et très agréables élèves!
Deux velles Bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours……. »
L’attelage de la Ferrandaise sur le site de « L’association de la Ferandaise »
L’association pour la promotion et la sauvergarde de la race Ferrandaise, aborde l’aptitude à l’attelage des animaux. Le lien de la page n’es plus accessible mais leur site est toujours d’actualité.
Découvrez aussi l’ensemble de leur site en cliquant ici.
Dressage d’une jeune paire de boeufs Vosgiens chez Jacques Gilbert à Pressiat (01)
Jacques Gilbert a commencé de dresser deux boeufs Vosgiens de 20 mois qu’il familiarise depuis qu’ils sont veaux.
Les deux animaux très sociaux, calmes et gentils, sont actuellement dans l’apprentissage du joug, de la marche couplée et du respect des ordres et de l’arrêt.
Voici quelques photos prises le 12 Août 2013 en pleine séance de dressage, chez Jacques à Pressiat.
Jacques Gilbert, Pressiat (01)
Jacques Gilbert, au pied du Revermont dans l’Ain, dresse actuellement deux boeufs Vosgiens de 20 mois.
Fils d’agriculteur, et après un parcours dans l’agriculture qui l’a mené de l’Ardèche au Vaucluse, il est revenu dès 1988 dans sa région natale à la limite de la Bresse et du Revermont.
Il avait déjà dressé et mené une paire de vaches lorsqu’il exploitait en Ardèche.
A 60 ans, homme de cheval depuis toujours, il a décidé de renouer avec les bovins attelés pour faire ses petits travaux sur les quelques hectares qu’il exploite dans ces contreforts du Jura fortement escarpés.
Les fêtes d’été avec les boeufs de Jean-Luc Guerringue (25).
Le nouveau site consacré à l’attelage bovin de Jean-Luc Guerringue (25), l’expérience d’un passionné de toujours.
Jean-Luc Guerringue est passionné de boeufs depuis toujours.
Il vit sa passion chaque jour avec les amis, les voisins ou avec le public lorsqu’il se rend dans des fêtes de village.
Il a récemment décidé d’agrandir le cercle de partage en créant un site Internet sympathique et convivial.
Pour lui, l‘attelage de boeufs est une histoire de famille. Fasciné dès son enfance par son grand-père qui liait et travaillait avec ses boeufs, il a renoué avec les bovins dès que la possibilité de le faire s’est présentée.
Allez voir son site http://bouvier-boeufs-vosgiens.wifeo.com, vous y découvrirez le quotidien d’un passionné qui partage sa passion sans retenue.





































