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Laurent Mallet, Lavastrie (15)

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2003 Joly et Baïssou

Laurent Mallet, transporteur de voyageur, taxi et restaurateur, possède trois boeufs Aubracs dressés, qui viennent enrichir l’activité d’animation du restaurant et du petit musée agricole qui s’y rattache.

Il nous présente son parcours et son travail avec ses boeufs.

« L’entreprise familiale a été créée par notre père dans les années 1970. Nous sommes à l’origine transporteur de voyageurs et taxi.

C’est depuis 1985 que nous avons ajouté une activité complémentaire à notre entreprise. En effet, nous sommes également propriétaire d’un restaurant.

Dans le cadre de cette dernière activité, notre père, passionné et amoureux des gestes d’autrefois, avait souhaité créer une exposition de matériels agricoles anciens.

Aussi, au sous-sol de notre restaurant, on trouve notre « musée » retraçant la vie de nos aïeux.

Cette rétrospective de la vie de nos campagnes ne pouvait être complète sans la présence d’un attelage.

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En 1999, nous avons acheté deux jeunes broutards de race Aubrac, Joli et Baïssou (noms des deux derniers boeufs de la ferme familiale), que nous avons eu le plaisir de dresser.

Malheureusement,en 2009, Baïssou est mort d’une crise cardiaque. Son demi frère, Joly, s’ennuyait tellement, qu’il a fallu trouver une solution rapide pour palier à son chagrin.

Un voisin agriculteur possédait une paire de boeufs qu’il avait commencé de dresser.

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Joly et Baïssou

Il a accepté de les mettre en pension chez nous. Nous avons continué le dressage. A ce jour, nous avons donc trois boeufs dressés.

Que faisons-nous de ces boeufs?

Très régulièrement dans notre restaurant, nous recevons des groupes du troisième âge, des associations que nous avons plaisir à accueillir avec notre attelage et à leur offrir l’apéritif dans notre musée familial.

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2013 Clairon et Baïssou 2

Notre attelage est aussi amené à sortir sur des manifestation dites « de terroir » où il défile avec un char: foire des Tersons à Pierrefort, concours de la race Aubrac à Saint-Flour.

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2012 à gauche clairon et Baïssou 2, à droite boeufs de Mr Tufféry (Le Malzieu-Ville 48)

De temps en temps ce sont des mariés qui profitent d’une promenade en char à quatre roues tiré par Clairon et Tambour (Baïssou 2) et parfois Joly qui va maintenant avoir 15 ans.

Ils partagent l’étable avec une jument de trait Comtoise nommée Surprise, et trois moutons: Noisette, Cacahuète et Rabinette. La cohabitation se passe très bien.

On peut retrouver Joli et Baïssou sur un DVD de Guylène Laur, tourné chez nous en 2005 avec notre père décédé depuis. Le fond musical est, bien entendu, « J’ai deux grands boeufs dans mon étable ».

On retrouve les boeufs sur le logo de notre établissement, sur les cartes publicitaires, sur nos véhicules, et sur les étiquettes du vin servi sur nos tables. »

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Travaux de dressage avec les boeufs d’Agnès et Luc Bernard, Courgenard (72)

Luc et Agnès Bernard continuent de dresser leur paire de boeufs. Merci à eux, de nous envoyer régulièrement des images.

Sébastien Bonnot, le bugue (24)

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Sébastien Bonnot attelle pour le plaisir.

Après avoir emménagé dans la ferme de son grand-père, il a dressé depuis 2007 plusieurs paires de bovins, comme il se l’était toujours promis.

Après avoir travaillé avec une paire de boeufs Salers qu’il a vendus en 2011, il termine le dressage d’une paire de femelles Salers.

Voici la présentation de son parcours qu’il nous a communiquée:

« L’envie de travailler avec des bovins me tenait à cœur depuis longtemps car j’ai passé tous les jours sans école de mon enfance, chez mes grands parents.

Ceux-ci avaient une petite exploitation agricole avec quelques vaches, une basse-cour…L’entretien des vaches m’a toujours plu et les récits que me faisaient mes aïeuls des travaux effectués avec les bœufs ou les vaches ont aiguisé ma curiosité.

Lorsque les conditions professionnelles l’ont permis, mon épouse Béatrice et moi avons aménagé l’ancienne grange en maison d’habitation et nous avons racheté des bovins en 2007.

Il s’agissait d’une paire de veaux Salers nés en 2006 que j’ai commencé à dresser dès l’âge de 8 mois. Pour me guider dans cette entreprise, deux voisins âgés et mon grand-père m’ont prodigué leurs conseils.

Le dressage a mis du temps car je ne lie que le samedi et le dimanche, à condition que la météo et le planning familial le permettent…Mais finalement, je n’étais pas trop mécontent du résultat. Ils obéissaient à la voix et suivaient correctement. Il faut noter que je fais cela tout seul. A deux, je pense que cela avancerait plus vite.

J’ai vendu cette paire de bœufs en septembre 2011 à un éleveur qui en cherchait une pour travailler et faire des démonstrations en foire (j’avais moi-même fait une douzaine de sorties avec mes bœufs).

Ce qui m’a poussé à les vendre, c’est la quatrième grossesse de mon épouse Béatrice (nous avons quatre garçons). Du coup je n’avais plus le temps de faire travailler mes boeufs, et lorsque je les liais, il fallait à chaque fois tout reprendre.

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Vous pouvez les voir sur cette vidéo, car un voisin m’avait filmé à l’improviste pendant que je ramassais de la fougère avec un autre voisin.

 

   Après cet épisode, le virus ne m’avait pas quitté.

J’avais acheté une génisse Salers en 2010. Elle a eu deux filles, une en mai 2011 et l’autre en mai 2012. Le petit dernier ayant un peu grandi, je me suis mis à dresser les deux sœurs. J’ai dressé l’ainée en solo (ce qui n’est pas le plus facile!), puis lorsque la deuxième a été assez grosse, je les ai mises en paire.

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Pour l’instant, l’aînée travaille pas mal, mais la plus jeune (18 mois), qui est très douce au pré, reste vive et nerveuse avec le joug. Mais c’est l’âge qui veut ça, il faut qu’elle mûrisse.

Aujourd’hui elles tirent la herse, la canadienne ou des petites billes de bois. Je vais sans tarder leur faire essayer la remorque sur pneu. Vous les verrez sur les photos ci-jointes qui datent du 23 décembre.

    Vous pourrez constater que les enfants participent aussi au dressage!

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    Voici donc rapidement un aperçu de mon parcours. Je pourrais vous en écrire plusieurs pages mais j’ai essayé de résumer l’essentiel. »

Joël Frappier St Denis La Chevasse (85)

Joël Frappier était éleveur de vaches allaitantes sur 36 hectares. Bien qu’ayant acheté un tracteur, il a toujours travaillé en traction animale pour la plupart de ses travaux.

Il a toujours dressé des boeufs (Charollais, Maine-Anjou, Parthenay, Maraichin, Bazadais..) et des chevaux.

Il a eu sur l’exploitation, jusqu’à 4 paires de boeufs et 5 juments. Né avant guerre, il estime avoir dressé au moins 150 paires de boeufs dans sa vie.

Actuellement à la retraite, il exploite encore quelques hectares avec sa paire de boeufs Parthenay. Dès cet hiver 2013/2014, il entame le dressage d’une seconde paire de boeufs Parthenay et forme aussi un voisin au dressage et à la conduite des boeufs d’attelage.

Parallèlement à son activité d’exploitant agricole, il a toujours été très demandé pour participer à de nombreuses manifestations d’attelage et de fête locales, depuis plus de vingt ans.

Paire de boeufs Salers en 2012, amical de Poumeyrol à Cornil (19).

Labour avec une paire de vaches de Michel Berne à Saint Agrève (07) en 2009.

La tradition des vendanges, extrait

Retrouver avec délectation, l’ambiance de la fête des vendanges à l’ancienne !

Chaque année, dans le village de Lécussan au coeur des Pyrénées, voisins et amis partagent le plaisir de vendanger à l’ancienne.

Tout commence par la taille de la vigne au sécateur pour lui donner de la vigueur et la débarrasser des sarments qui serviront pour les grillades. Puis vient l’époque des labours avec les boeufs qui tirent la charrue et l’antique décavaillonneuse pour déchausser la vigne suivie d’un traitement préventif contre le mildiou, l’oïdium et autres maladies à l’aide de la fameuse pompe à dos pour sulfater ou soufrer.

Fin septembre, vient le temps des vendanges avec le tombereau qui amène le « cuvier » dans lequel les vendangeurs versent les raisins fraîchement cueillis. Lorsque le cuvier est plein son contenu est versé dans un tonneau ou le raisin sera écrasé dans un fouloir à main d’époque. Le tout se passe dans la bonne humeur. Un repas ponctue ce jour de vendanges dans une ambiance de fête avec bien sûr de la musique et des chanteurs pyrénéens.

Après 10 jours de fermentation : c’est le « soutirage » du tonneau à l’aide d’un seau en zinc pour mettre le vin en barrique et puis l’on presse la vendange à l’aide d’un presse clic/clac manuelle (datant du début du siècle dernier) pour en retirer les derniers hectolitres qui restent.

La dernière étape est la transformation d’un partie du vin en eau de vie chez un authentique bouilleur de cru qui déploie tout son savoir faire dans son « antre » remplie d’alambics, de robinets et autres instruments d’un autre âge.

Une vidéo sur l’une des plus nobles traditions : le travail de la vigne à consommer sans modération.

Il était une fois les labours (extrait)

 

De « l’antique » araire aux ensembles guidés par satellite

Un siècle d’histoire des labours, de « l’antique » araire aux ensembles guidés par satellite, en passant par la fabuleuse époque des vieux tracteurs !

Toutes les étapes marquantes des avancées technologiques majeures racontées par des experts passionnés :

# L’araire traînée par de superbes attelages de chevaux ou de boeufs.
# Le charron et sa forge redressant socs et charrues à l’ancienne.
# Le bouvier conduisant son équipage.
# L’arrivée de l’imposante machine à vapeur et sa charrue à socs.

Un formidable travail de recherche pour vous faire redécouvrir les différents et surprenants systèmes inventés par les constructeurs les plus ingénieux :

# La charrue à disque
# L’étonnante piocheuse, qui essayait de reproduire mécaniquement le mouvement humain.
# L’adaptation des charrues d’antan à la traction mécanique, avec les tracteurs d’époque.
# La charrue alternative
# L’ensemble Mac Cormick, qui marqua l’histoire du labour au XXème siècle.
# La révolution amenée par Ferguson : l’invention du système de relevage 3 points.

Et pour finir, une démonstration du Massey Ferguson 17 socs, recordman du monde et la finale du concours national de labours avec les meilleurs laboureurs de France !

Démonstration de labour avec trois paires de boeufs à la fête de la moisson de Gauville (61).

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