1 2 3 4 5

Traction bovine au Puy-du-Fou (85), mise en place de « L’académie de bouviers »

 

Le Puy-du-Fou assure des formations internes, uniquement destinées aux différents acteurs bénévoles qui interviennent sur le site, pour la Cinéscénie du Puy-du-Fou (Spectacle Nocturne).

Les différentes activités sont organisées en « Académies » qui travaillent autour d’un savoir-faire.

Se met en place autour de la traction animale bovine du site, une « Académie de bouviers », qui permettra de sensibiliser et de former les bouviers en devenir du Puy-du-Fou.

Laurent Martin, qui mène les boeufs sur place et que nous remercions ici, nous communique le texte qui trace les grandes lignes directrices de la formation mise en place afin d’assurer le renouvellement de nouveaux meneurs sur le site.

Cette démarche privée de formation de bouviers, d’une des plus grosses structures touristiques d’Europe, même si elle ne s’adresse qu’aux participants bénévoles du site, a le grand intérêt de maintenir et de transmettre un savoir-faire. Un bouvier formé au Puy-du-Fou, restera un bouvier.

__________________________________________________________________________________

Présentation du projet d’Académie de Bouviers

L’idée, les motivations :

L’idée de créer une Académie dédiée à l’attelage bovin est venue suite à un constat: la majorité des meneurs de boeufs « bouviers » Puyfolais sont âgés de plus de 70 ans. Dans le même temps, la formation des nouveaux entrants dans le groupe 12 (du village de l’Allée Romaine) ne se fait que sur des temps de formation le mardi et le jeudi matin de janvier à mars. Ceux-ci sont orchestrés par des meneurs avec de l’expérience, mais sans réelle ligne de conduite. Jusque là, cela fonctionnait, mais des manquements aux règles de base de menage et de liage sont observés depuis plusieurs années lors de la cinéscénie. Il est donc souhaitable d’homogénéiser la formation, de façon à ce que tout nouveau bouvier débute avec une base commune préparée en amont.

Pour arriver à une diversité générationnelle ainsi qu’à un niveau de menage confirmé, il faut proposer une autre solution de formation, complémentaire et avec un contenu qui corresponde au public accueilli.

L’Académie de Bouviers se donne comme mission la formation, la transmission et la valorisation de ce savoir, de cet art millénaire et mondialement reconnu.

Mise en place, organisation :

Nous avons choisi d’accueillir nos académiciens sur le créneau du samedi matin, d’octobre à mars, sur un panel d’environ 15 séances. Chaque matinée aura été préparée en amont avec une organisation précise, un thème, des outils, et le plus souvent possible des intervenants confirmés, en lien avec le thème abordé. Nous accueillerons les académiciens à partir de 14 ans, et sans limite d’âge pour les adultes. Pour effectuer toutes les manipulations des bovins en toute sécurité et dans un souci de participation active de nos académiciens, l’effectif sera limité à 8 personnes.

Nous n’avons pas la prétention de former des bouviers en un hiver de temps, mais plutôt de créer une approche pour certains et un approfondissement pour d’autres. Nous inculquerons une base commune pour le liage, le menage, et le dressage …, tout en expliquant que la traction bovine est riche, au point que chaque acteur participant à cet art y apporte sa touche, sa couleur et sa forme…

Synthèse des thèmes prévus en contenu de formation :

Nous commencerons par (re)découvrir le boeuf au pré en liberté, afin d’amener les académiciens à observer l’animal. Le but recherché est de provoquer une lecture instantanée des postures, des attitudes de l’animal en fonction de notre distance d’approche, de nos gestes et de nos attitudes. Cette séance se complétera en manipulant le boeuf à la corde.

L’alimentation et les soins seront abordés durant la seconde séance afin de parfaire l’apprentissage des besoins de l’animal. Nous souhaiterions également faire participer un intervenant sur la pratique de la maréchalerie bovine.

Les manières de lier, mener et dresser les bovins sont très variées, une séance sera donc consacrée aux outils et à tout l’environnement du bouvier ( dressage, jougs, aiguillons, dialectes, gestes et postures) afin que les académiciens se rendent compte de cette jolie diversité.

Suite à ces premières séances, les académiciens auront déjà pris en main les boeufs, les auront liés, menés et auront reçu un aperçu de ce qui entoure les boeufs et la traction. Durant les séances suivantes, nous aborderons avec eux la fabrication du joug, avec dans l’idéal un intervenant en taillage de joug, un autre pour le travail du cuir (ombier) et un autre également pour le travail du fer (timon, tétoire). Dans un souci de complémentarité et de besoin d’autonomie pour nos plus jeunes académiciens, nous instaurerons durant l’hiver des séances avec beaucoup de pratique. Durant celles-ci, ils seront amenés à fabriquer eux-mêmes des aiguillons, pratiqueront du travail de sol, du débardage, du dressage, du dariolage et seront amenés à faire une (des) sortie(s) afin d’aller à la rencontre de personnes qui utilisent ou qui sont en contact quotidiennement avec des boeufs de travail.

Pendant toute la saison d’hiver, les académiciens seront amenés à faire le parallèle avec le fil conducteur, le fil rouge de l’Académie qui sera l’arrivée d’une nouvelle paire de boeufs au printemps. Cela va nous permettre de concrétiser tous les apprentissages au long de la saison en découvrant la paire, en suivant à distance son dressage, éventuellement en commençant la taille d’un joug. Nous pensons important le fait de valoriser et d’impliquer les académiciens Puyfolais dans l’évolution de la traction bovine au Puy-du-Fou, afin que chacun puisse dessiner son avenir en tant que bouvier.

 

Dariolages et attelages de boeufs et de vaches avec Pierre Gatard et Joël Avril (85), vidéo de Midi en France

Le puy du Fou (85)

La traction bovine au Puy du Fou

 

La traction animale est présente au Puy du Fou depuis ses débuts. Lors des premières représentations de la Cinéscénie en 1976, une paire de bœufs Charolais ainsi que des chevaux de trait, étaient déjà présents sur scène aux côtés des acteurs. Depuis, la traction animale s’est diversifiée. Elle s’est également professionnalisée pour répondre au mieux aux besoins des différents spectacles du Grand Parc, et pour permettre aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir des techniques d’attelage anciennes ou plus modernes. On peut en effet voir actuellement sur le Grand Parc et pendant la Cinéscénie différentes paires de bœufs attelés, mais également différents chevaux de trait attelés en solo, en paire ou en volée.

Les effectifs des bovins au Puy du Fou n’ont cessé de croître d’année en année. De la première paire présente à la Cinéscénie « Callo et Luno » et jusqu’à aujourd’hui, 18 paires de bœufs se sont relayées afin d’assurer les représentations. Depuis les années 2000, en moyenne 5 paires sont présentes sur le site. La majorité de ces paires ont été achetées déjà dressées, afin d’être opérationnelles dès leur arrivée au Puy du Fou. Pour autant, en fonction des besoins et surtout des naissances de veaux au sein de l’animalerie, certains sont gardés et dressés sur place pour être intégrés aux différents spectacles.

Les effectifs bovins :

Actuellement 5 paires de bœufs sont présentes :

  • CALLO et LUNO : Bœufs Charolais nés en 2003, arrivés en 2005 au Puy du Fou.
  • COQUET et CHARMANT : Bœufs Charolais nés en 2006, arrivés en 2011.
  • CHACHA et CHARLOT : Bœufs Maraîchins nés en 2007 et dressés à l’animalerie du Puy du Fou.
  • GENTIL et GARCON : Bœufs Charolais nés en 2009, arrivés en 2012 au Puy du Fou.
  • SULTAN et ATHOS : Paire reconstituée avec deux bœufs devenu solo après la perte de leur doublon, SULTAN bœuf Nantais né en 2001 arrivé en 2004 au Puy du Fou et ATHOS bœuf Maraîchin né en 2005 et dressé à l’animalerie du Puy du Fou.

Transmission du savoir-faire :

Les bouviers puyfolais sont formés à la traction encadrés par les meneurs les plus expérimentés, deux matinées par semaine de mi-janvier à mi-avril. Tout le monde se retrouve à la menanterie (ferme d’hivernage des bœufs), et selon le nombre de personnes présentes, 1, 2 ou 3 paires de bœufs sont liées et sorties pour travailler toute la matinée.

Le Puy du Fou possède également des écoles nommées «académies» qui forment les jeunes bénévoles aux différentes disciplines présentes sur le site. Celle de l’animalerie accueille à partir de 12 ans, les jeunes pour s’initier à l’approche et aux techniques du toucheur de bœufs.

Ces demi-journées nous permettent de reprendre le travail des bœufs après l’hiver, afin que ces derniers retrouvent des conditions physiques optimales avant l’arrivée de la saison.

Par ce biais, la transmission du dressage et menage de bœufs perdure au Puy du Fou depuis une quinzaine d’années.

La transmission de l’attelage équin se déroule à peu près de la même manière, les 15 chevaux de trait, présents au Puy du Fou, 14 Percherons et une Ardennaise, pratiquent l’attelage en grande partie pour les besoins de la Cinéscénie.

Les techniques de dressage bovin au Puy du Fou :

Sur le Grand Parc comme à la Cinéscénie, les besoins en attelage concernent beaucoup de scènes de traction de tombereaux et de charrettes, un dressage «classique» est transmis aux bœufs. Cependant la sociabilisation à l’environnement dans lequel ils travaillent est primordiale : la foule, le bruit ambiant, les feux d’artifice, l’obscurité, les mouvements proches des autres acteurs et animaux environnants, sont les plus grandes difficultés auxquelles doivent répondre les meneurs «bouviers» puyfolais et leurs bœufs.

Au Puy du Fou, certaines paires de bœufs ont été dressées au sein de notre structure. Pour celles-ci, l’imprégnation débute dès leur naissance, puisque le gros avantage que nous possédons au Puy du Fou est le fait qu’à partir du moment où ils savent marcher au licol, les jeunes animaux sont présents sur scène au côté de leur mère. Ainsi, dès leur plus jeune âge, ils sont immergés dans l’environnement dans lequel ils évolueront par la suite. Au sevrage, les deux veaux cohabitent ensemble dans le même pré, et apprennent à vivre ensemble. Vers 1 an et demi, 2 ans, à l’aide d’un bœuf déjà dressé, ces jeunes derniers s’habituent à la pose du joug, puis du liage avec les courroies. Petit à petit le dressage se fait de façon régulière à hauteur de 2 à 3 séances de dressage par semaine, jusqu’à acquisition totale des bases du menage.

Le but étant de pouvoir sortir en toute sécurité les bœufs, et de pouvoir envisager l’intégration à de nouvelles scènes autant sur la Cinéscenie que sur le Grand Parc.

Voyage 2014 « Découverte traction bovine » des stagiaires du CS utilisateurs de chevaux attelés du Lycée agricole de Montmorillon (86) chez Jo Durand (44) et Jean-Bernard Huon (29)

            Pour la cinquième année consécutive, les stagiaires du CS Utilisateurs de Chevaux Attelés de Montmorillon (86), session 2013-2014 se sont rendus dans l’Ouest de la France pour le voyage de découverte de la traction bovine.

Du 12 au 14 mai, Brendan, Aurélie, Emma, Solenne, Chloé, Sandrine et leur formateur Manu Fleurentdidier ont rencontrés des bouviers qui leur ont fait partager leur passion.

La première journée a commencé par un arrêt chez Jo Durand et Christine Arbeit au Dresny en Loire Atlantique. Les stagiaires ont passé la herse avec la paire de boeufs Vosgien de Jo, ils ont ensuite vu un jeune taureau mis au guide avec un claveçon ainsi qu’une génisse. Le travail de la terre a été difficile en raison des conditions climatiques.

Durant la seconde journée, les stagiaires ont visité le Haras de Hennebont. Ils sont ensuite allés chez Jean Bernard et Laurence Huon à Riec-sur-Belon dans le Finistère.

Celui-ci leur a montré différentes charrues: de la charrue pour faire du labour en planche, à la charrue brabant pour le labour à plat.

Pour cela, les deux paires de boeufs de Jean Bernard Huon, les Nantais et les Pies Noires étaient liées. L’utilisation de la charrue pour le labour en planche a été plus difficile pour les stagiaires puisqu’il qu’il faut « guider » la charrue pour rester droit et dans le sillon.

La brabant est plus simple car une fois réglée, il faut juste la tenir. Après la démonstration de charrue, un coup de cultivateur a été passé.

En fin de journée, les stagiaires ont appris à utiliser un butoir pour faire des buttes soit pour les pommes de terre ou le cas présent pour les betteraves.

La soirée a fini à Erdeven chez Marie Le Quéré et Agathe Dagoreau, deux anciennes stagiaires de Montmorillon, installées comme prestataires en traction equine. Ce qui a permis un échange et des perspectives pour les futurs meneurs.

La dernière journée s’est déroulée chez Jérôme et Fanny Czubak, propriétaires de la ferme pédagogique et des Roulottes de L’Abbaye à Maillezais en Vendée, qui a montré sa paire de Parthenay en cours de dressage et les 9 races de chevaux de trait français.

La journée a fini avec la visite d’un chantier de fauche avec des chevaux sur un chemin de halage avec Manu Davignon et Isabelle Dantan sur la commune de Marans.

En conclusion, ce fut trois jours de découverte et d’initiation à la traction bovine pour des novices. Le voyage a été très instructif mais hélas trop court. Cela a permis d’aborder de nouvelles optiques et une autre utilisation de la traction animale.

Joël Avril, association « Dariolages », Antigny (85)

avril joël 2 ok

Joël Avril nous passe ces quelques lignes sur son activité avec les boeufs de l’association « Dariolage » dont il s’occupe.

« Je suis à la retraite. L’association Dariolage (chant du laboureur en Vendée) possède deux paires de boeufs Normands (dont Rosiers et Lilas),                 

Je les dresse moi-même à la maison et les fait travailler chez moi (transport, labour).

avril joël 3 ok

Nous allons sur les fêtes faire des démonstrations d’attelages, de labours et autres travaux agricoles.

Nous conduisons les boeufs et dariolons en même temps, c’est-à-dire chanter un chant de mélodie avec très peu de paroles. »

avril joël 1 ok

Xavier Chauvière, l’Ile d’Olonne (85)

chauvière xavier 5 ok

Xavier Chauvière est exploitant à l’Ile d’Olonne en Vendée. Il travaille en particulier avec des boeufs. Nous attendons des précisions sur son travail.

Ramassage des betteraves fourragères avec les boeufs chez Xavier Chauvière à L’Ile d’Olonne (85)

Adrien Lavignée nous communique quelques photos du ramassage des betteraves fourragères réalisé cette fin d’année 2013 chez Xavier Chauvière, exploitant à l’Ile d’Olonne. Nous les remercions tous les deux pour leur communication.

Toutes photos Adrien Lavignée

chauvière xavier 1 ok

chauvière xavier 3 ok

chauvière xavier 4 ok

chauvière xavier 2 ok

chauvière xavier 6 ok

Joël Frappier St Denis La Chevasse (85)

Joël Frappier était éleveur de vaches allaitantes sur 36 hectares. Bien qu’ayant acheté un tracteur, il a toujours travaillé en traction animale pour la plupart de ses travaux.

Il a toujours dressé des boeufs (Charollais, Maine-Anjou, Parthenay, Maraichin, Bazadais..) et des chevaux.

Il a eu sur l’exploitation, jusqu’à 4 paires de boeufs et 5 juments. Né avant guerre, il estime avoir dressé au moins 150 paires de boeufs dans sa vie.

Actuellement à la retraite, il exploite encore quelques hectares avec sa paire de boeufs Parthenay. Dès cet hiver 2013/2014, il entame le dressage d’une seconde paire de boeufs Parthenay et forme aussi un voisin au dressage et à la conduite des boeufs d’attelage.

Parallèlement à son activité d’exploitant agricole, il a toujours été très demandé pour participer à de nombreuses manifestations d’attelage et de fête locales, depuis plus de vingt ans.

Vaches charollaises au travail chez Louis Servant à Chaillé-les-Marais (85)

Louis Servant est éleveur à Chaillé-les-Marais en Vendée. Il utilise ses animaux pour faire quelques travaux sur son exploitation.

Pierre Gatard, Menomblet (85)

Pierre Gatard est agriculteur-éleveur. Pour son plaisir et pour quelques petits travaux sur l’exploitation, il utilise une paire de vaches Parthenaises qu’il a dressée lui-même. Une seconde paire de vaches Parthenaises est en dressage et une paire de jeunes boeufs Parthenays en élevage.

Il nous a communiqué des photos et ce commentaire plein de générosité et de dynamisme:

« Je vous envoie des photos de mes vaches. Vous pouvez voir les différentes activités comme le dariolage, le ramassage de betteraves, du foin, des défilés dans la foule et la conduite de la faucheuse-lieuse. D’ailleurs, pour la vache de gauche, c’était seulement sa deuxième fête, et c’est pour cela qu’elle était un peu difficile à tenir en ligne droite.

Je me sers aussi des vaches pour faire les clôtures, cela évite de monter sur le tracteur. Pour moi, c’est un vrai plaisir de travailler avec mes animaux, les vaches, comme les chevaux de trait! Avec eux, je suis heureux!!!

Mon exploitation fait 88 Ha. dont 15 Ha. de blé, 15 Ha. de maïs et le reste en herbage pour les bovins. Nous faisons environs 80 vêlages Parthenais. Nous engraissons des taurillons et des femelles.

J’attelle des chevaux de trait depuis 25 ans et les vaches depuis 9 ans. C’est un ancien qui m’a proposé de m’apprendre comment atteler des bovins et j’y ai très vite pris goût.
En 1978, je suis allé à une fête de battage à l’ancienne où il y avait des chevaux de trait et des bœufs et je me suis dit “Un jour je mènerai ces animaux !”, ce qui est arrivé! Aujourd’hui, c’est un vrai plaisir de les mener !!!« 

Voici une vidéo de TV Vendée, qui présente le travail de Pierre Gatard et sa passion pour ses animaux.

Bénédicte Touchard, Le Langon (85)

Bénédicte Touchard et Jérôme Briand (photo La Nouvelle République)

Bénédicte Touchard est une professionnelle de l’attelage. Elle dresse et travaille avec des chevaux et des boeufs. Elle est prestataire de services en traction animale.

Elle attelle une paire de boeufs  Maraîchins qu’elle a eus à neuf mois, qu’elle a éduqués et dressés. Ils ont aujourd’hui sept ans.

Suite à des demandes de dressage, elle a redressé au joug, une paire de boeufs Maraîchins de deux ans et un boeuf Limousin de trois ans attelé en solo au collier.

Nous attendons des photos.

Allez voir un article de presse sur une manifestation sur laquelle elle est intervenue en cliquant ici. 

Contenue de l’article : 

Nul ne contestera le succès de la Fête des vieux métiers 2012. Le samedi a donné lieu à un raz-de-marée humain dans les rues du bourg de Sainte-Ouenne, avec un vif succès pour le vide-greniers, alors que le dimanche a conforté la réussite d’une manifestation aujourd’hui connue dans un périmètre élargi de notre région. Le président de la SEP, Christophe Kerlin, s’est dit « satisfait à tout point de vue. Un grand merci à Philippe Patarin, pour son aide lors de la soirée grillades de Parthenaises samedi soir. Et un coup de chapeau à tous nos bénévoles, impliqués dans la restauration ou dans l’animation ». Le président prône l’unité : « Les plus anciens, qui ont contribué à développer la SEP au cours de ces trente dernières années et nouveaux adhérents, devront continuer à s’impliquer pour pérenniser la réussite des Vieux métiers. »La sagesse du jeune président, rejoint celle d’André Chameraud, l’un des rouages essentiels au bon fonctionnement, notamment au four à pains « plus de 1.000 boules de pains ont été vendues, grâce entre-autre à l’aide précieuse d’Eric Chevallereau, venu pour promouvoir son métier ».Le stand de tir de la société de chasse de Jean-Claude Bouju, a plu aux amateurs et Arthur, le cochon de lait orphelin, a trouvé la famille d’accueil que la SEP lui recherchait.

Un attelage de bœufs maraîchins

Quelques animations peu habituelles, ont suscité la curiosité d’un public toujours avide de redécouvrir des pratiques d’un autre temps. L’attelage de bœufs maraîchins, conduit par Bénédicte Touchard et Jérôme Briand, a arpenté les allées de la fête pendant tout le week-end. Tous les deux sont spécialisés dans la traction animale, dans le débourrage et dans le dressage de chevaux, d’ânes, de mules ou de bœufs. Tous ces animaux provenant exclusivement de races locales. Leurs activités sont multiples, car ils ont participé à la finale nationale de chevaux de sport, avec mulet et ils sont aussi actifs dans le domaine environnemental. En effet, ils ont passé l’été 2011 à faire du tri sélectif sur une plage de l’île de Ré, avec un attelage tiré par Rodin, un cheval de trait poitevin. L’animation de Didier Lemotheux, en fin connaisseur de la fête, a également contribué à la belle réussite générale.

1 2 3 4 5