Jean-Claude Mann est bourrelier sellier et fabrique entre autres, des colliers d’attelage pour les bovins. Voir le sujet des colliers à 30’20 » du film.
Cette vidéo est sur le site SAMMLE
(Voir en cliquant ici).
Jean-Claude Mann est bourrelier sellier et fabrique entre autres, des colliers d’attelage pour les bovins. Voir le sujet des colliers à 30’20 » du film.
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Voici un petit texte que nous ont communiqué Alex et Vanessa lors de leur passage en Bourgogne près de chez moi et avec qui j’ai été mis en contact par Laurent Billoux qui les a croisés par hasard sur la route près de Charolles grâce à la chance des rencontres imprévues!!!
Nous essayerons de suivre leur périple et leur expérience de vie.
Michel Nioulou
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« Pour la petite histoire, nous avions une ferme dans le Jura à Moirans-en-Montagne et, par un jour de printemps, nous avons décidé d’arrêter car nos enfants nous demandaient du temps à leur consacrer.
Nous avons donc réalisé un vieux rêve de voyage au rythme du pas de l’animal. Nous avons choisi de partir avec une vache que nous avions gardée pour le lait , le fromage et le beurre.
Du coup, au fil des préparatifs, nous nous sommes dit qu’elle pouvait aider une jument pour tracter plutôt que d’être attachée derrière ou à côté. Nous avons utilisé notre peu de connaissance en dressage avec les chevaux pour dresser la vache et sa génisse de 18 mois, au départ avec un pneu de tracteur en solo puis en paire avec notre percheronne et notre comtoise.
Après avoir passé l’été au dressage, nous sommes partis depuis le 16 octobre 2018 sans la génisse pour plus de simplicité. Nous nous sommes dirigés vers le marais Poitevin puis la Dordogne etc…Nous avons avancé au gré de nos envies et des rencontres que nous faisions sur la route.
Notre vache » Imotep » – c’est son p’tit nom – est un croisement de Brune des Alpes et de Simmental.
Concernant le ferrage, nous avons opté pour le pied nu, avec des hippo-sandales. Même pour la vache, cela fonctionne très bien. »
La fête de la Vache Nantaise 2018 au Dresny en Loire Atlantique a accueilli Lionel Rouanet, fabricant de joug pour l’attelage.
Durant la fête, Lionel Rouanet a taillé un joug du type « Aveyronnais» à partir d’une grume de frêne livrée sur le site dès jeudi soir. Les trois jours de manifestations ont permis d’amener la taille presque à son terme. Les questionnements du public et les explications nombreuses apportées par Lionel ont bien sûr ralenti le travail. Mais le fait que le joug n’ait pas pu être terminé complètement sur trois jours, est la preuve de l’intérêt qu’a pu susciter la présence d’un des derniers (et jeune) jougtiers de France, dont l’apprentissage s’est déroulé auprès de René Alibert, fabricant de jougs réputé de l’Aveyron, disparu en Août 2017.
Lionel présentait un beau panel de ses productions de jougs Aveyronnais mais aussi des jougs de garrots, des jougs de parade de départ en estives et des jougs d’homme pour les transports à l’épaule.
On pouvait aussi découvrir tous les accessoires pour l’attelage des bovins (paniers, coussins d’attelage, liens, anneaux d’attelage en cuir torsadé, vire-mouches).
Vidéo de Michel Jomard et Clara Jurado
Anne Wiltafsky nous communique un article en Allemand sur la formation Traction bovine de Mars 2018 organisée par l’écomusée d’Alsace sous la houlette de Philippe Kuhlmann.
Nous ferons la traduction sous peu.
téléchargez le PDF
Ochsenkurs Philippe Kuhlmann März 2018
Dans les années 50 un jeune médecin, Jean Seran, a entrepris un film sur la vie quotidienne dans un village des Pyrénées Centrales, Fos. Ce village est situé dans la haute vallée de la Garonne, à la limite de la frontière espagnole. Les prises de vue, réalisées en 9,5 millimètres, sont devenues un précieux témoignage sur la vie rurale d’autrefois, dans un pays de montagne, quand le travail de la terre se faisait à la main et qu’on attelait encore les vaches. Dans les années 80, Jean Seran a autorisé la Cinémathèque de Toulouse à tirer en 16 mm, avec le soutien de la Région, un certain nombre de séquences et à les monter dans un esprit ethnographique. Ceci est un extrait décrivant le ferrage des vaches.
Détail disponible sur le site « Mémoire filmique Pyrénées Méditéranée » en cliquant ici.
Anicet Furic travaille avec deux boeufs Pie rouge des plaines. Son fils Sébastien travaille une vache Holstein croisée Limousine dressée au collier. Voici quelques photo de Paco un des boeufs d’Anicet Furic, à la fête du cheval du Faouet (56) en attendant plus d’information sur leur travail avec les animaux.
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Voir aussi cet article de Ouest France en cliquant ici.
Photo Ouest France issue de l’article
« Anicet Furic, ancien producteur de lait, éduque aujourd’hui deux bœufs d’attelage. Une relation rare, qui a ému la vétérinaire de garde, Caroline Ménard, un soir de fièvre. Cela s’est passé à Bannalec, une commune du pays de Quimperlé.
La piqûre de tique aurait pu être mortelle, pour le jeune Pako. Ce jour-là, Pako est abattu. Il ne répond plus aux caresses, ne renifle plus son homme.
« C’était louche. Cela ne lui ressemble pas », se rappelle Anicet Furic.
L’éleveur de Bannalec connaît la bête. Il connaît Pako comme s’il l’avait fait.
Comme tout veau né dans la ferme laitière d’Anicet Furic, le colostrum de sa mère génisse doit être ingurgité, au forcing s’il le faut. Question de vie.
Du coup, aussi insolite que cela puisse paraître, il existe une caméra de surveillance au-dessus de la salle de vêlage depuis les années 80, dans cette exploitation.
« J’ai toujours vérifié les tétées depuis mon lit », confie le retraité d’un œil qui pétille.
Mais la relation d’Anicet Furic avec ses bœufs est sans commune mesure.
« Ce qui se passe avec mes bœufs est de loin la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma carrière », sourit-il, du haut de 55 ans de labeur fermier.
Ses chouchous ne sont « ni dressés, ni débourrés, ah non ! » Anicet Furic « éduque » ses bêtes. Anicet Furic les dorlote et les cajole.
Ce jour-là, le crépuscule offre encore quelques lueurs dans la grange, quand le docteur vétérinaire, Caroline Ménard, de la clinique de l’Isole, intervient à Kergleuden.
« Je n’ai jamais rien vu de tel, s’étonne la professionnelle. Non seulement cet éleveur entretient une véritable relation avec son mini-cheptel, mais il a confectionné une infirmerie sur-mesure, (avec poulies, cordages, appui-tête et cales manipulables à distance). La prise en charge est pensée dans les moindres détails, pour que ses animaux ne souffrent pas des manipulations durant les soins. Du coup, Pako était des plus sereins et confiants. » Et cela a facilité le travail de la vétérinaire.
Et le docteur a soigné Pako. « Et le docteur a soufflé à l’animal qu’il allait passer une bonne nuit avec ça. » Cette histoire aussi courte que douce, Anicet Furic l’a racontée à tort et à travers dans le village.
« Vous vous rendez compte ? Un vétérinaire qui souhaite une bonne nuit à Pako ! Elle a parlé à mon Pako avec le cœur, et ce qu’elle ne savait pas, c’est que j’allais moi aussi pouvoir faire de beaux rêves. »
Chez Anicet Furic, les bœufs broutent bio, mangent du foin et de l’herbe si purs, qu’il s’en échappe des effluves de tisane. « De temps à autre, je leur offre de la farine. Ils l’attendent comme un festin. »
Le paysan leur parle breton, comme d’autres dressent en allemand. Des langues aux sons et intonations des plus articulés, nets, secs, qui favorisent la compréhension, et consolident indéniablement la relation.
Naturellement, lors des fêtes des Vieux métiers, le public est vert de voir ces bœufs d’attelage menés en file comme des chevaux. C’est rarissime.
Choupi et Pako se suivent et font de beaux demi-tours à la façon d’un canasson.
Et si, au rang des avantages, le bœuf développe 25 % de puissance supplémentaire avec le collier par rapport au joug, il est encore question de confort pour l’animal. »
Voici une vidéo de Jean-Bernard Huon, paysan en traction animale depuis toujours à Riec-sur-Belon (29), a travaillé avec ses deux paires de boeufs Pie-Noire-Breton et Nantais pendant les trois jours de La fête de la vache Nantaise au Dresny (44) les 7/8/9 septembre 2018.