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Formation à la conduite aux guides d’un boeuf en solo, par Emmanuel Fleurentdidier

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C’est au pays de St Emillion dans le Bordelais qu’une formation de trois jours a été réalisée par Manu Fleurentdidier, assisté par son fils Emile. La formation s’est déroulée au cœur du vignoble afin de former aux pratiques de la conduite d’un bœuf aux longues guides.

Cette formation fait suite à des formations précédentes d’initiation qui s’étaient déroulées chez Manu Fleurentdidier à Moulismes (86).

Le but de cette session était de mettre en action le personnel viticole du domaine, aussi bien sur la pratique du menage d’un bœuf en solo que sur l’accompagnement lié aux soins des animaux (alimentation, entretien quotidien, entretien matériel).

Pendant trois jours, les stagiaires ont pu prendre en mains les guides dans un premier temps avec un bœuf garni et sans outil. Ainsi ils ont pu acquérir un meilleur contrôle de l’animal et répéter les gestes de base du travail.

Enfin, après quelques heures de pratique, on a pu mettre un outil tracté par le bœuf.

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L’intérêt du menage aux guides est de permettre aux meneurs de travailler seuls en guidant le bœuf et en gérant l’outil. La conduite se fait avec un caveçon et des guides.

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Le bœuf a été dressé auparavant, de façon à l’éduquer aux « ordres » et aux « codes » du menage par derrière, ce qui va permettre d’être plus efficace dans le travail. Le bœuf doit être parfaitement dressé afin qu’il connaisse son métier et de faciliter ainsi la tâche du meneur dans la gestion de son outil.

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Cette formation a permis de travailler dans des conditions réelles, en respectant les contraintes et la réalité d’une journée du viticulteur.

Ainsi l’on a pu réaliser des journées-types sur l’exploitation en prenant en compte les soins aux animaux, leur alimentation, la préparation, le travail sur site et la gestion du temps de récupération des animaux.

Emmanuel Fleurentdidier

Le dressage d’un bœuf en solo aux longues guides, par Emmanuel Fleurentdidier

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Emmanuel Fleurentdidier nous propose cet article sur le dressage des boeufs en solo. Nous l’en remercions.

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Actuellement le menage des bœufs se fait le plus souvent de devant, soit en paire à l’aide d’un bâton ou d’un aiguillon, soit en simple, la plupart du temps tenu au licol et à la corde.

Le souci actuellement est que le manque de personnes pour aider le bouvier rend le travail compliqué entre la conduite du ou des bœufs et le guidage de l’outil. Aujourd’hui l’utilisateur de la traction animale est seul, et doit s’adapter à de nouvelles façons de travailler.

L’utilisation des bœufs aux guides fait partie des méthodes de conduites déjà utilisées auparavant, notamment pour la conduite des faucheuses ou dans le cas des attelages mixtes (bœuf/cheval).

Il faut maintenant le mettre au goût du jour, surtout pour des exploitations maraîchères ou viticoles, dans lesquelles l’utilisation de l’animal de traction se fait surtout en simple.

Ainsi, le bouvier peut travailler seul en conduisant le bœuf et gérer l’outil.

Le dressage de l’animal est important, mais il ne faut pas oublier les critères de choix caractéristiques en rapport avec l’attelage, que soit la morphologie (avant développé, membres forts…), le cornage, les aplombs et bien sûr le mental.

Pour l’exemple présenté dans cet article, le choix s’est porté sur la race Vosgienne. Dans les Vosges on trouve encore des animaux aux gènes qui correspondent aux aptitudes réelles de travail et où les élevages ont encore une approche qui permet d’avoir des animaux dociles, loin des élevages intensifs et des stabulations. Le choix se fait au milieu d’un troupeau où l’on observe chaque animal de façon à trouver celui qui va convenir pour le travail.

La morphologie, les aplombs, les cornes, la tête, l’encolure, l’état général de l’animal et son mental font partie des critères de sélection.

L’éducation débute par la prise de contact avec la bête.

On commence par:

Le toucher, le panser, lui donner un nom auquel il va s’identifier, lui mettre un licol et le faire marcher à ses côtés en se faisant respecter, lui faire comprendre que l’on est son meneur et se faire obéir à un ordre principal et de sécurité : le « Oh !».

Il est important aussi de mettre le bœuf dans un endroit clos et de l’observer, de voir comment il se comporte lorsqu’il est en liberté seul ou avec d’autres congénères.

Le dressage va pouvoir commencer. Les animaux sont mis à l’attache à l’étable tout au long de cette phase. Ainsi ils resteront plus concentrés sur l’apprentissage.

Il faut bien faire la différence entre éducation, dressage et travail. Ce sont trois étapes différentes de l’apprentissage.

Ici le dressage va être facilité car nous seront deux, ce qui va permettre d’être en sécurité.

Deux exemples de dressages vont être réalisés et décrits dans cet article : 

Le premier avec un jeune animal de deux ans, encore entier, issu du parc, donc pas encore manipulé et l’autre avec un bœuf de quatre ans qui a déjà été mis au joug en paire.

Premier exemple de dressage :

Le jeune bœuf ne connaît rien, il faut donc tout lui apprendre et réaliser les étapes l’une après l’autre, de l’éducation en passant par le dressage jusqu’au travail. Il sera dressé au joug simple.

– Le premier jour de dressage, on commence par le garnissage de l’animal en lui mettant les touchottes (protections des cornes), le chapeau puis le joug.

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Il doit apprendre à rester en place, ne pas bouger la tête et porter le matériel. Il a un simple licol et une longe. Le but est de le faire marcher avec tout son harnachement et de lui indiquer simplement le « marcher » et le « oh ».

Pour le moment le dressage se fait de devant ou juste sur le côté du bovin. La séance ne durera pas plus de trente minutes.

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Puis l’animal est remis à l’attache et reste garni pendant quinze minutes de façon a ce qu’il apprenne à rester en place harnaché.

– Le deuxième jour de dressage, le jeune bovin est de nouveau garni, on lui met en plus une petite sellette et les guides. Les guides sont prises sur le licol.

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La séance se fait à deux meneurs, l’un aux guides, donc placé derrière et l’autre à la longe reliée au licol. Il est muni d’une badine de façon à donner l’impulsion et « l’aide » à l’apprenti bovin.

La technique de menage aux guides est basée sur la « cession », c’est-à-dire que l’on cède à droite pour tourner à gauche et qu’on cède à gauche pour tourner à droite. Cette technique est plus « douce » et fait travailler l’animal avec souplesse et sans contrainte.

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La séance de dressage ne dépasse pas trente minutes et est réalisée deux fois par jour. On arrête la séance sur du positif, sur « une action bien exécutée ».

Pendant les deux premiers jours de dressage, le meneur de tête accompagne le jeune bovin sur le côté. Il aide le meneur aux guides en donnant l’impulsion et la cadence du bœuf. Il va passer progressivement de la tête à l’épaule.

Le meneur de derrière donne les ordres à la voix.

Pour le moment, le but de l’apprentissage est de faire avancer le bœuf et de l’arrêter. La séance de travail se fait sur des lignes droites.

– Pour le troisième jour de dressage, le travail est basé sur le rituel et la répétition. Une fois le jeune bovin garni, l’on part marcher. Le meneur de tête reste à l’épaule et le meneur de derrière donne les ordres. C’est à cette phase qu’il commence à donner les indications « à droite » et « à gauche ». Les changements de direction s’opèrent et on commence ainsi les demi-tours. On observe de quel côté il a le plus de facilité à tourner.

– Le quatrième jour de dressage.

Nous avons à disposition une vigne. C’est l’endroit idéal pour canaliser le jeune bovin dans les lignes droite et le faire tourner successivement à gauche et à droite, lui faire respecter les arrêts, les démarrages… On travaille en décomposant les étapes de sa tâche. Le bœuf travaille désormais seul avec son meneur en guide. Le meneur de tête reste en retrait juste par sécurité et intervenir en cas de besoin.

– Le cinquième jour, lors des séances, on répète les exercices et le jeune apprenti répond progressivement aux ordres : « marcher », « à droite », « à gauche », « oh » et « recule ».

– Le sixième jour, vient une séance avec l’utilisation des traits et d’un palonnier. En premier lieu, on va faire une désensibilisation aux bruits des chaînes et du palonnier sur la route.

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On passe ensuite à la traction. Cette partie du dressage est délicate pour un jeune bovin, car il n’est pas encore assez formé pour tirer réellement. Un petit pneu est utilisé pour que le poids de traction soit faible et que l’animal ne risque pas de se blesser. La sécurité est respectée pour lui et pour le meneur.

Il sera également mis à l’attelage.

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Après dix jours de dressage, le jeune bovin répond à toutes les demandes de son meneur. Il faut maintenant continuer à le faire travailler pour qu’il prenne de l’endurance. A partir de ce moment, le jeune bovin est comme un sportif, on va le travailler progressivement pour qu’il développe son cardio, son souffle, sa musculature.

Deuxième exemple de dressage :

– Le travail de dressage va être réalisé avec un bœuf de quatre ans déjà pré-dressé au joug en paire.

Il a donc déjà quelques bases. Il sait marcher avec un meneur de tête, il doit maintenant apprendre avec un meneur placé derrière lui.

Il est donc garni avec un joug simple, une sellette, les guides et on lui met un caveçon sur lequel les guides sont reliées.

Pour bien démarrer notre travail, on reprend en douceur. Par sécurité on lui met une longe au caveçon que tiendra le meneur de tête.

Cependant, le bœuf doit identifier la personne qui est aux guides comme « le » meneur. C’est pour cette raison que lui seul donnera tous les ordres. Le meneur de tête se tient à l’épaule du bovin et assure le meneur de derrière au cas où le bœuf ne réponde pas aux ordres.

L’apprenti répond déjà aux ordres de « marcher » et « oh ». Il doit maintenant apprendre les ordres venant de derrière, « à droite » et « à gauche ».

La séance commence par des parcours en ligne droite en rajoutant progressivement des demi-tours. On travaille ensuite dans la vigne en respectant certains rituels qui décomposent le travail qu’il devra réaliser par la suite.

La séance se répète deux fois par jour en ne dépassant pas les quarante cinq minutes.

Deux jours suffiront pour mettre le bovin aux ordres.

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  • Le troisième jour : la séance du matin consiste à mettre le bœuf dans la limonière de la « forcat »*. Il est garni puis on lui met la limonière sans le porte-outil. Il doit prendre l’habitude à ce que les brancards le touchent. Il doit apprendre aussi à tourner avec cette limonière qui l’entoure. Pour la séance de l’après-midi, on rajoute le porte-outil et on le travaille dans la vigne avec l’outil mais sans pénétrer le sol. Le but n’est pas de travailler le sol mais d’apprendre à travailler avec l’outil. 
  • Le quatrième jour : le travail dans la vigne avec la « forcat » progresse. Après avoir fait quelques tours sans que l’outil pénètre le sol, on met un peu de « terrage » à l’outil et le bœuf commence à travailler réellement la traction. On respecte les arrêts en bout de rang pour relever l’outil, le changement de direction pour reprendre le rang suivant puis un arrêt pour remettre l’outil en terre et repartir.
  • Le cinquième jour : le bœuf travaille maintenant avec son meneur seul aux guides. Dans un premier temps les guides en main puis ensuite les guides dans le dos. Le boeuf répond correctement aux ordres.
  • Le sixième jour, le bœuf va être mis à l’attelage. Pour cela nous utiliserons un tombereau moderne de chez AMB 88.

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C’est de l’attelage simple où les brancards sont directement reliés au joug. Le démarrage ce fait avec le meneur aux guides à pied, c’est-à-dire qu’il marche à côté de son attelage et le meneur de tête a toujours la longe reliée au caveçon.

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Après quelques mètres, afin d’observer le comportement du bœuf et lui avoir indiqué quelques ordres de maintien de dressage en respectant le meneur, ce dernier monte dans le tombereau.

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Le meneur de tête accompagne en restant sur le côté. Puis après quelques temps on peut aussi lâcher la longe du bœuf permettant ainsi au meneur aux guides de gérer seul son attelage. Le dressage est en bonne voie, les prochaines séances ne sont plus maintenant que de la répétition de travail.

Lors du dressage, nous avons pu accueillir des stagiaires du CFPPA de Montmorillon sous la responsabilité de leur formateur A. Léger. Certains ont pu mener ce bœuf en cours de dressage mais surtout ils ont pu observer et comprendre l’utilisation de la Traction Bovine.

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En dix jours de travail et en quinze jours de temps, deux bœufs ont été dressés aux guides avec une conduite par derrière.

Cette méthode va permettre de faire évoluer la traction bovine d’une façon plus « moderne » au même titre que la traction équine, aussi bien pour les utilisateurs en maraîchage que dans les vignes.

* Forcat : outil maraîcher, composée d’une limonière (brancards), d’un porte-outil et d’outils : charrue, sous-soleuse, sarcleuse et butoir.

Emmanuel Fleurentdidier

Corentin Huber, Rosheim (67)

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Corentin Huber nous communique une présentation de son parcours. Ce jeune homme est passionné et impliqué à la pratique de l’attelage bovin. 

Merci à lui pour sa contribution

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« Corentin Huber, une passion et un rêve. »

Je m’appelle Corentin, je vais  avoir 16 ans, j’habite à Rosheim, je fais le trajet pour aller voir mon papy, André Kammerer, le plus souvent que je le peux. Cette passion me  vient d’ailleurs de lui.
Tout a commencé il y a quelques années, papy a eu son premier bœuf, Grivé, c’était nouveau pour tout le monde et même impressionnant pour moi.

Au départ je n’étais pas du tout rassuré et pas vraiment attiré. Au fil du temps je m’y suis habitué et j’ai commencé à m’y intéresser. Grivé n’avait pas l’habitude de travailler avec d’autres personnes que papy, je n’ai jamais réussi à le faire réellement travailler et c’est là que j’ai commencé à aller à la rencontre des bouviers et chez Philippe Kuhlmann.

C’est papy qui m’a appris à conduire avec un bœuf, et c’est Philippe qui m’a enseigné pour une paire.

 

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Corentin avec André, passation de savoir et de passion

Après la perte du bœuf de papy, il y a eu deux nouveaux arrivants, Tino et Greby. Cette jeune paire venant de Philippe est mon nouveau défi, j’apprends et je progresse en même temps qu’eux et j’expérimente de nouvelles initiatives en forêt comme sur la route.

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Je rêve qu’un jour, moi aussi, comme mes ancêtres j’aurai une paire de bœuf en apprentissage. Mon plus grand rêve serait de partir avec une charrette, de quoi faire un parc, et ma paire de bœufs. Dans mon périple j’aimerais vivre de belles rencontres, partager la vie des gens.

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Les boeufs d’André Kammerer au travail, Breitenbach (67)

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André Kammerer en compagnie de Corentin, son petit fils, aux rencontres de bouviers 2018 à l’écomusée d’Alsace (photo Cozette Griffin Kremer)

André Kammerer n’est pas agriculteur, mais utilise depuis plusieurs années des boeufs de travail. Après avoir été obligé de se séparer de Grivé son premier boeuf utilisé en solo, il travaille maintenant avec une nouvelle paire de boeufs achetée chez Phillippe Kuhlmann à Soultzeren (cliquez ici pour voir).

En côtoyant son grand père, Corentin son petit fils s’est intéressé à l’attelage des boeufs et est devenu un bouvier prometteur.

Voici quelques images tournées pendant l’hiver 2018/19 et au printemps 2019 où l’on voit surtout Corentin sortir du bois de chauffage. On y trouve aussi quelques scènes d’une journée de travail à Soultzeren avec des boeufs de Philippe Kuhlmann.

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Grivé au bois avec André voici quelques années

Merci à André Kammerer pour sa contribution.

Travaux avec la paire de vaches Vosgiennes chez Joël Blanc, Marcillac-Vallon (12)

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Joël Blanc est paysan en Aveyron et n’a jamais cessé d’atteler des bovins à la suite de son père.

Fabien cazes nous communique quelques photos et une vidéo sur des travaux effectués ce printemps.

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Merci à Fabien Cazes pour sa communication.

Stage de formation en Traction Bovine du 27 au 29 mai 2019 à Montagne (33)

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Emmanuel Fleurentdidier animera un stage de formation en traction Bovine du 27 au 29 mai 2019 à Montagne (St Émilion) en Gironde.

Le stage se déroulera sur le thème du menage aux guides avec un boeuf en solo.

Inscriptions:

Pour tous renseignements sur la formation et les conditions contactez Emmanuel Fleurentdidier:

tel 06 12 25 94 21

traitmalin@laposte.net

Création de l’association Violette et François JUSTON, archives autour des attelages de bovins

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« Quand la corne arrachait tout » couverture de la première édition

Elvire Caspar nous communique ce texte au sujet de la création d’une association autour de l’oeuvre de François Juston son grand-père.

Il a beaucoup milité pour les attelages de boeufs et a en particulier écrit un ouvrage de référence: « Quand la corne arrachait tout ».

___________________

François JUSTON, connu pour son ouvrage « Quand la corne arrachait tout », édité en 1994, a mené les bœufs dans la ferme familiale en Ardèche (Saint Maurice en Chalençon) jusqu’à 40 ans. Puis la vie l’a poussé à travailler comme salarié dans une autre exploitation, où l’unique vache servait à donner du lait et un veau de temps en temps, mais pas le temps pour l’attelage…

Toutefois, passionné qu’il était, il n’a jamais cessé de participer aux recherches sur l’attelage bovin, tant sur son histoire que sur son présent et son avenir. Une partie de la collection d’images et de textes qu’il a accumulée est aujourd’hui conservée au Musée national des arts et traditions populaires (13). L’autre partie est chez nous, sa famille.

Ce petit encart a pour but de vous faire savoir que Nelly et Lydie JUSTON, ses filles, et moi-même, sa petite fille, avons créé l’association Violette et François JUSTON (sans le soutien de sa femme Violette, François n’aurait pas été aussi loin dans ses recherches).

Son objectif est de protéger, promouvoir et diffuser ces ouvrages, en commençant par rééditer Quand la corne arrachait tout, épuisé très rapidement lors de sa parution.

Si vous souhaitez faire partie des premiers soutiens de cette association qui a beaucoup de travail devant elle, vous pouvez adhérer en envoyant un chèque (à l’ordre de l’Association Violette et François JUSTON), à l’adresse en fin d’article, la cotisation étant de 5 euros.

Et si vous souhaitez faire partie des futurs soutiens, vous pourrez acheter le livre réédité courant 2020 (si tout se passe bien !).

 

Elvire CASPAR

Association Violette et François JUSTON

Logement communal

65240 ARDENGOST

06 03 94 77 37

asso.vfjuston@laposte.net

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Extrait de Quand la corne arrachait tout :

 

A titre d’introduction :

                        La plume et l’aiguillon.

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            Ce recueil d’un savoir complexe et mouvant, en voie de très proche disparition, est inséparable de la vie de son auteur. François JUSTON se présente lui-même.

 

            Un dur chemin.

 

            « Né le 4 août 1920, aîné de famille nombreuse, Ardéchois par mon père, Cévenol et Alsacien par ma mère, j’aime fidèlement le Massif Central, ses aspects, son histoire, les traces et souvenirs du métier exigeant de bouvier.

            Ainsi que beaucoup d’autres, à première vue moins bien placés, j’ai dû quitter en janvier 1960, net d’emprunts et amélioré, le bien familial, acquis voici fort longtemps par mon trisaïeul Mathieu Juston, dit le Cadet, le 9 ventôse, an XIII.

            Je n’ai servi que trois employeurs de l’enfance à la soixantaine : mon père en Ardèche ; un aviculteur-accouveur près de Valence ; et enfin une grosse société avicole près de Romans. Pour un homme atteint dans son corps par des sciatiques répétées pendant vingt-quatre ans, passer du bétail inscrit ou réputé… au poussin anonyme qui reflue par vagues et par milliers, passer de l’attelage heureux, fier et personnalisé… à la pintade bruyante et brise-tout, ce fut un crève-coeur accompagné de bien d’autres découvertes.

 

            Bouvier toujours.

 

            Sans négliger mon gagne-pain et d’autres activités culturelles, le bouvier recyclé que j’étais a trouvé des interlocuteurs, des amis, des correspondants. Des gens de tous horizons : fermiers, éleveurs, techniciens, vétérinaires, bibliothécaires. Pourquoi un tel acharnement ? Voici des éléments de réponse.

            La bibliothèque agricole de mon grand-père maternel – très érudit – et ses souvenirs de l’Italie Centrale avaient constitué pour moi un premier ferment du besoin d’apprendre. J’ai ensuite engrangé des observations faites sous l’uniforme des troupes alpines en Piémont, Alsace, Bavière et Autriche. S’y rajoutent les souvenirs de quatre années très dures de sécheresse, durant l’Occupation. Enfin, mes réflexions sur les incohérences multiples de l’élevage bovin dans le Massif Central et le maigre apport de la documentation agricole dans la période 1880-1945.

            Un tel foisonnement de sources contradictoires ne m’a pas rebuté. Je me suis peu à peu orienté vers l’étude de populations bovines traditionnelles ou négligées, et tout particulièrement des bovins d’ouvrage en tous pays. Il en est résulté plusieurs articles ou fascicules répondant à des demandes précises :

            « Permanence et variations, ou la génétique vue par un homme de terrain » (signalé par J.J. Lauvergne et R. Laurans dans leur bibliographie signalétique, 1961-1979)

            « Des vaches Ferrandaises, pour quoi faire ? »

            « Chars et boeufs de la préhistoire saharienne »

            « Virabio » (encouragé par F. SIGAUT, alors secrétaire de l’A.F.M.A.) et deux fascicules écrits à l’usage de nouveaux bouviers-charretiers-laboureurs d’Afrique (équipe Projet d’Action Educative Togo, de Quimper).

Plusieurs articles, non incorporés dans cet ouvrage, sont centrés sur les attelages bovins exceptionnels à grands effectifs, attelages attestés par des récits de voyages, des photos ou des films.

 

            La fuite des ans.

 

            Le temps a des conséquences irréversibles. C’est pourquoi Jean CUISENIER lançait dans son éditorial de juin 1984, cet avertissement : « Si d’autres bouviers ne viennent pas parler d’eux-mêmes, recueillons au moins les traces visibles et sonores de leurs pratiques ». (in Bulletin de l’A.F.M.A.)

            Je me suis alors rendu compte qu’il y avait mieux à faire. J’ai voulu dégager, comparer, creuser, expliquer des faits tangibles, le plus souvent ignorés. Ainsi en est-il de « six caractéristiques importantes des jougs de tête » (page 60). Importantes pour l’action mécanique du moteur vivant ; pour la liberté d’esprit du bouvier ; pour l’ethnologue qui veut dépasser les routines, les apparences, les préjugés…

            Comparativement à l’étude précitée, les éléments d’un lexique » (page 121) – sous la direction de Mr J.M. DUPLAN – ont été une tâche bien plus aisée et agréable à réaliser. D’autres mots occitans survivent, plus ou moins altérés, en Bourbonnais par exemple.

           

            Se comprendre.

 

            Sous le titre « les bovins enjougués découverts par l’image » (page 146), le dernier quart de l’ouvrage constitue une initiation directe à une langue étrangère. Il se veut accessible à un public non averti. J’ai envisagé un emploi possible de cette cinquantaine de pages sous forme d’affichage, dans un musée ou une exposition. Il faut que « ça saute aux yeux ». L’avantage pédagogique des silhouettes, c’est qu’elles éveillent l’active et sympathique attention des visiteurs. En effet, les bovins traditionnels ou exotiques sont devenus totalement étrangers à la population urbaine et souvent même aux gens de la terre.

 

            Découvrir.

 

            L’espèce bovine domestiquée a été mêlée à toutes sortes d’agricultures, de techniques, de migrations, de religions, depuis des époques très éloignées où la forêt feuillue, ou même la forêt-galerie, jouaient un rôle modérateur et nourricier, souvent favorable à la vache. Et ceci aussi bien en Inde qu’en Afrique, en Hongrie qu’en Scandinavie.

            Plus près de nos préoccupations, mon voeu constant peut se résumer ainsi : voir un jour des chercheurs qualifiés tirer parti de ma longue quête. Si les disciplines scientifiques sont parfois rivales ou pointilleuses, nous somme tous, finalement, solidaires dans la recherche du vrai ».

 

                                                                                                          F.J., février 1990

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Elvire aux rencontres de bouviers en Alsace chez Philippe Kuhlmann à Soultzeren en 2015 sur les pas de son grand-père

Rencontres des bouviers en Alsace, Du 30 mai 2019 au 02 juin 2019, Ungersheim (68)

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Travailler réellement avec des bœufs au XXIème siècle.

Comme chaque année depuis 14 ans, sous la houlette de Philippe Kuhlmann, tous les bouviers, dresseurs et meneurs de bovins, passionnés et acteurs, néophytes amateurs, professionnels ou simples curieux du milieu de la traction bovine, sont invités à participer à ces rencontres.

Ce rassemblement est l’occasion d’échanger et de partager autour des techniques et des savoir-faire de l’attelage bovin.

La rencontre se déroulera sur 4 jours, dont trois jours à l’Ecomusée d’Alsace et un jour chez Philippe Kuhlmann à Soultzeren.

  • Le jeudi 30 Mai, Philippe Kuhlmann assurera une initiation à la ferrure bovine.
  • La journée de vendredi 31 Mai, l’ensemble des participants se déplaceront sur la ferme de Philippe Kuhlmann pour une journée technique où de nombreuses paires de bovins seront à disposition pour différentes utilisations et démonstrations.

« Le travail agricole des bouviers en conditions réelles » en sera le thème avec en particulier la présentation d’un avant-train polyvalent avec freins et relevage,  permettant de tracter divers outils de montagne.

Pour la journée du Vendredi uniquement: 9h30-10h: accueil des participants à GESELLENMATT, CHEMIN DU LONDENBACH 68140 SOULTZEREN 

(merci de laisser les voitures sur le parking fléché)

Le repas de midi sera pris en commun, chacun apportant de quoi garnir la table et partager!

  • Samedi 1 Juin et dimanche 2 Juin, le matin, seront organisées des causeries sur le thème des rencontres « Travailler réellement avec des bœufs au XXIème siècle ».

Elles permettront de voir pourquoi et comment aujourd’hui il est toujours possible d’utiliser la traction bovine dans une économie agricole durable. Ce sera aussi l’occasion pour Philippe de présenter quelques exemplaires de son manuel complet sur l’attelage des bovins.

Les après-midi à l’écomusée, il y aura une présentation d’attelages bovins sur « la place des charpentiers » puis du travail dans les champs avec les animaux.

Important inscription:

Pour une question pratique et quelque soit leur niveau d’implication aux rencontres, les personnes qui désirent y assister sont invités à contacter dès que possible Thomas Lippolis. 

Pour le logement, le rez de chaussée de Hésingue pourra accueillir 11 bouviers (3+3+3+2) maximum. Une contribution de 10 € par personne sera demandée pour l’eau, l’électricité et l’entretien des chambres.

Par ailleurs chaque personne devra apporter un drap housse, une taie d’oreiller et un sac de couchage. 

Inscrivez vous vite!!

Thomas.Lippolis@ecomusee.alsace

Voir aussi en cliquant ici.

Programme officiel:

Savoir-faire anciens, innovations et artisanat sont le socle sur lequel nous bâtissons de nouvelles perspectives concrètes et opérationnelles pour la traction animale bovine au XXIème siècle.

La rencontre des bouviers se déroule sur une période de 4 jours (3 à l’Ecomusée d’Alsace et 1 chez Philippe Kuhlmann) et a pour ambition de s’inscrire comme un événement majeur au sein de l’univers des bouviers, d’autant plus que le centre de formation de l’Ecomusée d’Alsace organise régulièrement des stages de traction animale bovine.

Jeudi 30 mai.

La journée est axée sur le pied des bovins et le ferrage.

  • 10h-12h : accueil des participants, en interface avec les visiteurs (place des charpentiers).
  • 13h30-15h30 : initiation à la pédicure et à la ferrure bovine par Philippe Kuhlmann (forge).
  • 15h30-17h30 : transmission de savoir-faire autour du transport d’une grume avec triqueballe et porte-grume.
  • 16h-16h30 : traite dans le cadre de la médiation Bêtes à cornes (ferme de Sternenberg).
  • 16h30-17h : transformation paysanne du lait dans le cadre de la médiation Lorsque le lait se transforme (maison des goûts et des couleurs).

Vendredi 31 mai.

Journée technique de travail agricole des bovins à la ferme de Philippe Kuhlmann, à Soultzeren (Chemin du Londenbach, merci de laisser les voitures sur le parking fléché).

Le travail agricole des bouviers en conditions réelles en sera le thème avec en particulier la présentation d’un     avant-train polyvalent avec freins et relevage, permettant de tracter divers outils de montagne.

Le repas de midi sera pris en commun, chacun apportant de quoi garnir la table et partager.

L’accueil des participants se fera à 9h30-10h.

 

Samedi 1 juin.

La journée de samedi est axée sur le travail agricole des bovins et le contact avec les visiteurs, avec échanges et démonstrations.

  • 10h-12h : accueil des participants et causerie sur le thème Travailler réellement avec des bœufs au XXIème siècle, en interface des visiteurs (place des charpentiers) et avec une vingtaine d’exemplaires du Manuel complet sur l’attelage des bovins de Philippe Kulhmann.
  • 14h-14h30 : présentation d’un maximum d’attelages sur la place des charpentiers.
  • 14h30-16h30 : utilisation de la force bovine dans les champs (terroir de l’Ecomusée d’Alsace).
  • 16h30-17h30 : démonstration de transport de bois avec les bœufs (chargement de la grume depuis la chappelle).
  • 17h : fin de journée conviviale et bucolique à l’Ecomusée d’Alsace qui fêtera son 10 000 000ème visiteur. A cette occasion, à 18h, une grume sera transportée par les bouviers à la scierie, où les vannes seront ouvertes.

Dimanche 2 juin.

La journée de dimanche est axée sur le travail agricole des bovins et le contact avec les visiteurs, avec échanges et démonstrations.

  • 10h-12h : accueil des participants et causerie sur le thème Travailler réellement avec des bœufs au XXIème siècle, en interface des visiteurs (place des charpentiers) et en présence de Denis Leroy, directeur de l’Ecomusée d’Alsace, et avec quelques exemplaires du Manuel complet sur l’attelage des bovins de Philippe Kuhlmann.
  • 14h-14h30 : présence d’un maximum d’attelages sur la place des charpentiers.
  • 14h30-17h : utilisation de la force bovine dans les champs (terroir de l’Ecomusée d’Alsace).

Par ailleurs, à la maison des goûts et des couleurs, se tiendra aussi un atelier coloriage (Colorie ta vache), qui sera l’occasion d’une médiation en continu sur la race vosgienne…

Et le jeudi, il y aura un atelier participatif de confection d’un modèle de coussin frontal en paille tressée pour les bœufs animé par Véronique Nioulou (ces coussins servent à la fois de protection et d’ornement) dans la cour de Muespach de 14h à 16 ; par ailleurs, Véronique Nioulou réalisera, en parallèle, un grand coussin frontal. Cet atelier est destiné aux visiteurs âgés d’au moins 10-12 ans et permet de réaliser en quelques minutes ces coussins frontaux ainsi que des vire-mouches en ficelles.

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Débardage et dressage de boeufs chez Philippe Kuhlmann, Soultzeren (68) en février 2019

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Philippe Kuhlmann agriculteur de montagne à Soultzeren dans la haute vallée de Münster travaille uniquement avec des boeufs sur sa ferme depuis plus de 40 ans. 
Il dresse plusieurs paires de boeufs au travail par an. 
C’est entre autre en sortant du bois qu’il dresse ses animaux. 
Nous le voyons ici sortir du bois de chauffage en bordure de rivière avec, au joug Vosgien double, un boeuf déjà aguerri et un second qui débute.

Une grume c’est coincée entre deux pierres et il a fallut s’y reprendre en plusieurs fois pour l’extraire. Le plus jeune des boeufs ne tirant pas encore bien, la tâche c’est avérée moins facile.

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Fabrication de « Frindes », filet vire-mouches pour les bovins d’attelage en Bresse, Curciat-Dongalon (01)

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L’utilisation du joug de cornes pour l’attelage des bovins bride les mouvements de tête des animaux. Ceux-ci, en période estivale, ne peuvent donc pas remuer la tête pour chasser les mouches qui les importunent en particulier aux yeux. La situation peut mettre les animaux dans un état d’énervement qui ne contribue pas à un travail efficace et serein.

L’utilisation de « filets » en frange de cuir ou textile, pendus à la tête des animaux permet de palier à ce problème.

Nous avons été collecter en 2018 Monsieur Robert Canard, l’une des dernières personnes qui connaît la technique traditionnelle de fabrication de « frindes » en chanvre textile, un modèle typique de filet vire-mouches réalisé à proximité de Curciat-Dongalon en Bresse (01).

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Laurent Janaudy avec sa paire de vache Aubrac équipées de frindes (2010)

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Etoupe de chanvre textile

Hormis l’apprentissage en direct et la pratique avec les informateurs, la vidéo est la meilleure des solutions pour transmettre un geste, un savoir-faire.

Réalisation en vidéo:

Partie 1

Partie 2

Cette fabrication a la particularité d’être réalisée en toronnant à deux brins les fibres de chanvre à partir des fibres brutes légèrement peignées et en réalisant en même temps le tressage des frindes.

Cette technique qui transforme directement de la fibre brute en un objet fini et fonctionnelle est difficilement compréhensible si on ne la voit pas se réaliser du début à la fin. Ce type de réalisation de toronnage/tressage simultané, est l’une des premières techniques « textile » utilisée par l’homme dès la préhistoire.

 schéma toronnage

La réalisation:

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1.Première boucle.

Un brin long est d’abord réalisé puis est bouclé à une extrémité.

La boucle va servir à tenir les torons suivants qui vont être réalisés pour former les franges pendantes du vire-mouche. Le brin long de cette boucle sera un des deux liens qui tiendra le vire-mouche sur la tête des bêtes.

2. Premiers brins longs.

Ensuite on monte des brins longs sur la boucle du premier brin. 

Après la pose du premier brin sur la boucle, les brins suivants sont mariés en une trame autour des brins réalisés précédemment, formant ainsi une bande tressée en haut de la pièce, avec les brins libres et pendants en dessous d’une longueur de trente trois centimètres, faisant leur office de vire-mouches.

Monsieur Canard dispose ordinairement dix brins sur la boucle initiale

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Début de Frinde en raphia de couleur pour voir comment s’organisent les brins pendants. Il n’y a ici que neuf brins mis en place

3. Montage de brins longs pour obtenir la longueur souhaitée.

Lorsque les dix brins sont tous en place sur la boucle de départ, la longueur de la frinde n’est pas suffisante. Pour continuer à créer des brins pendants et donc augmenter la longueur, au lieu de partir de la boucle de départ, on repart à tresser à partir du premier brin pendant (brin numéro 1 sur la photo ci dessus) et on tresse jusqu’à obtenir au bout, un nouveau brin pendant.

Puis on repart du second brin pendant, et ainsi de suite, en décalant d’un brin à chaque fois, jusqu’à obtenir une bande en haut de soixante centimètres de long.

Le dernier brin long réalisé sera l’un des deux brins qui servira à faire la boucle finale et le brin long de fixation sur les bêtes. Il n’est donc pas nécessaire de le faire aussi long en bout (juste de quoi former la moitié de la boucle finale).

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4.La finition.

La bande supérieure a alors un vide en son bout, de la forme d’un triangle. Il faut donc combler le triangle dessiné pour obtenir une bande supérieure de la forme d’un rectangle, en tressant au départ du dernier brin pendant réalisé. On réalise des aller-retour en décalant à chaque fois, en bas, d’un départ de brin.

5. La boucle finale.

On réalise pour finir avec l’extrémité du toron de remplissage, une boucle à l’inverse de la première boucle de montage, en la mariant avec le dernier brin pendant réalisé.

Une fois mariés, ces deux brins n’en forment plus qu’un seul,  qui fera office du second brin d’attache sur la tête des bovins.

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Robert Canard et Véronique Nioulou en apprentissage

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Frinde complète réalisée par Robert Canard

Vous pouvez aussi nous contacter sur l’adresse du blog pour des compléments d’informations.

Merci à Monsieur Robert Canard pour nous avoir transmis ce savoir-faire. Sa gentillesse et son humour nous ont fait passer une journée des plus agréables.

Merci à Monsieur et Madame Gérard et Colette Basset pour leur accueil, leur gentillesse et pour avoir permis la rencontre avec Monsieur Canard.

Véronique et Michel Nioulou

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