Journée de labour chez Bernard Chambert avec sa paire de Vosgienne/Vosgienne croisée Ferrandaise, et une des paires de vaches Salers d’Antoine Riocreux.
Étiquette : Race salers
Les vaches Salers d’Antoine Riocreux au labour, (43)
Liage des vaches Salers d’Antoine Riocreux 2013
Jean Bartin, La Billauderie, Vierzon (18)
Jean Bartin, un bouvier et meneur de chevaux passionné, attelle trois paires de boeufs dans de nombreuses manifestations dans toute la France. Il est aidé de plusieurs bouviers.
Il nous présente son parcours:
« J’ai toujours été passionné par la traction animale. A la maison, nous avons toujours eu des chevaux d’attelage et chez mes grands parents, des vaches ou des bœufs.
Dès l’âge de 12 ans, je savais lier et mener une paire de vaches et à 14 ans, mon père me confiait une double ponette pour faire les livraisons dans les rues de Vierzon.
A ma retraite il y a plus de 20 ans, j’ai pu réaliser cette passion. J’ai maintenant 3 paires de bœufs Salers, Aubrac et Vosgien ainsi que 2 paires de chevaux de trait et une jument de selle que j’ai encore la chance de monter à 90 ans.
Avec mes attelages et l’aide de jeunes passionnés que j’ai formés, j’ai à cœur de transmettre mes connaissances à travers la France et même jusqu’à la Hollande.
Après l’abandon de l’attelage pendant les Trente Glorieuses, j’ai le plaisir de constater un retour à l’utilisation des animaux de trait dans notre pays.
Partout où nous nous produisons, des personnes âgées sont émues quelques fois jusqu’aux larmes en se remémorant l’ancien temps. Les plus jeunes découvrent avec émerveillement la place que tenait la traction animale pendant des siècles jusqu’à la dernière guerre.
Nous présentons aussi bien des attelages de travaux agricoles, de débardage, que des attelages plus luxueux utilisés pour les fêtes, les défilés ou les mariages.
Gilles Blaudeau et Carole Lombardot, Champagné-Saint-Hilaire (86)
Après avoir eu pendant de longues années une paire de boeufs Salers, Gilles et Carole, exploitants en céréales et foin sur 120 hectares, ont repris le dressage d’une paire de Highland. Ils gardent aussi le projet de dresser une nouvelle paire de Salers.
Ils nous présentent leur parcours avec leurs animaux.
« Idefix et Sogou, arrivés à neuf mois sur la ferme en 1992, ont animé nombre de fêtes, mariages et démonstrations avec parfois une belle patience envers le genre humain. D’abord attelés au joug de garrot, qui m’était devenu familier après deux années d’animation rurale (agricole) dans les savanes du nord-Togo, ils sont passés au joug de tête dès que l’encornement l’a permis (autour de deux ans). Mêlant un brin de nostalgie et de passion, conseils avisés et savoir-faire paternels furent très utiles à ce moment-là.
Idéfix et Sogou sont morts de vieillesse dans leur pâturage après respectivement 17 et 19 ans de bons et loyaux services ; nous nous étions installés agriculteurs ensemble…
Les malmenages de la vie privée ayant toujours un rôle dans le cours des choses, deux ans d’intermède sans bœufs ont suivi. Puis en juillet 2012, avec Carole, l’idée de redonner sa carte de visite à notre ferme en la doublant d’un projet de maraîchage et semences en culture attelée, nous a fait racheter deux peluches et leur maman : Mandoline, Balafon et Cornemuse, de race Highland.
Et c’est reparti ! Le joug de garrot pour commencer, dès 8 mois. Une marche discordante au début, puis l’apprentissage progressif où hommes et bêtes apprennent à avancer du même pas, pour parvenir à travailler ensemble.
C’est une nouvelle histoire, un nouveau chemin mais avec le même langage de patience et d’écoute réciproque, au pas des bœufs. On s’apprivoise les uns les autres, on cultive la confiance en tous lieux et toutes circonstances (chiens, foule, TGV, musique, tout ce que l’humain réserve d’inattendu…).
La route est encore longue pour que les lignes soient tracées bien droites dans la terre et si la marche est lente, faute de pouvoir s’y consacrer quotidiennement, le joug de tête suivra le joug de garrot le moment venu, pour perpétuer la longue coopération entre le bœuf et les gens de la terre.
Roland Léon, St Germain le Guillaume (53)
Guy Espinasse, La chapelle-aux-Brocs (19)
Photo extraite du blog AAHQBL
(Cliquez ici pour voir le blog et les nombreuses photos des boeufs)
Guy Espinasse est paysagiste à la retraite. Avec son épouse, ils ont une exploitation d’élevage de Salers et de Limousins sur 25 hectares. Ils produisent des veaux de lait.
Il travaille beaucoup avec des chevaux et des mules dressés par ses soins. Il a eu une paire de boeufs noirs Salers dont il s’est séparé voici quelques temps. Il va dresser prochainement une paire de génisses Salers.
Il faisait beaucoup de débardage avec ses boeufs.
Les attelages de la Léone
Les attelages de la Léone proposent un coffret de quatre DVD appelé « Dans les champs autrefois ». Ils ont été réalisés par Michel et Clara Jomard.
Dans une reconstitution détaillée des journées de travail, du liage du matin au déliage du soir, vous y verrez largement évoluer les quatre paires de Salers de Jacques Macombe dans toutes sortes de travaux.
Vous pouvez vous procurer les DVD auprès de Jacques et Christiane Macombe, Les Attelages de la Léone, Moulin de Mazières, 47210 Mazières-Naresse, 05 53 22 34 22 et 06 07 31 49 48.
Jacques et Christiane Macombe, Mazière-Naresse (47)
Monsieur et Madame Macombe, agriculteurs à la retraite, sont des passionnés.
Au sein des attelages de la Léone, ils possèdent une cinquantaine de machines agricoles anciennes et proposent au grand public de les faire revivre en traction animale. Pour cela, ils utilisent quatre paires de bovins. Les trois paires de vaches (Tania / Tounette, Tempête / Toscane, Suzie / Salers) et la paire de boeufs (Volcan / Prince), toutes de race Salers et dressées à la maison, travaillent sur toutes sortes de manifestations, travaux des champs, mariages, spectacles.
L’expérience de travail de Jacques Macombe avec les boeufs, dès sa jeunesse, nous permet d’avoir une qualité de travail exceptionnelle avec ses animaux.
La paire de vaches Tania et Tounette est spécialement dressée pour proposer une démonstration d’obéissance, d’adresse et de précision.
Les attelages de la Léone ont produit plusieurs DVD fort bien réalisés, qui présentent tout le travail de ces deux mainteneurs de savoir-faire.
Henri Gouny, à Ambert (63)
Exploitant à la retraite (68 ans en 2013), Monsieur Gouny a toujours eu la passion dévorante du dressage et de l’attelage des bovins.
Son fils qui a repris l’exploitation familiale d’une soixantaine de têtes, sait lier et mener, mais il ne dresse pas.
Durant toute sa vie, Henri Gouny, dès qu’il avait le temps, liait, dressait et attelait les nombreuses paires qu’il travaillait sans répit.
Suite à un problème de santé, Henri n’a pas lié depuis quelques temps, mais il le fera dès qu’il pourra à nouveau. Il a encore une paire de vache Salers, une paire de vaches Ferrandaises, un boeuf et un taureau Ferrandais dressés.
Jusqu’à ses problèmes de santé il y a un an, Henri Gouny réalisait tous les travaux avec ses bovins (labours, fumier, hersage, charrois, débardage…).
Nous attendons des photos prochainement.






































