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Traction Bovine A Montmorillon

Voici un article écrit et illustré par Jean Léo Dugast publié sur son site le jeudi 10 mars 2011.

On ne présente plus le CFPPA de Montmorillon dans la Vienne. Il y a plusieurs années que le centre propose des certificats de spécialisation en traction animale (équine).

Cette fois, Gérard Coti, responsable de la filière traction animale, et Emmanuel Fleurentdidier ont mis sur pied une formation courte de 2 semaines consacrée à la traction bovine. Il s’agit d’une première pour un organisme de formation qui ne soit pas du secteur privé.

Gérard Coti, enthousiaste à l’issue de cette première session, explique que « cette formation qui accueillait 6 stagiaires a été mise sur pied pour répondre à une demande ».

Karine, Christine, Maya, Thomas, Cédric, André ont tous exprimé leur satisfaction à la fin du stage, et ils semblaient bien décidés à ne pas en rester là. Cette initiation au métier de bouvier leur a permis de se familiariser avec les boeufs de travail et d’apprendre les bases du menage.

Pour certains, déjà initiés au menage des chevaux, il a fallu apprendre de nouveaux gestes. Mener des boeufs se fait en conjuguant des ordres donnés verbalement et des ordres donnés à l’aide d’un bâton. A noter que les boeufs étaient de race vosgienne, habitués à répondre aux ordres donnés en patois vosgien. Les stagiaires ont donc pu, par la même occasion, apprendre une nouvelle langue !

Gérard Coti et Emmanuel Fleurentdidier semblent déterminés à poursuivre l’aventure, et de nouvelles formations sont envisagées à l’avenir.

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André Le Faou, Achère (78)

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Photo Jean Léo Dugast

Deux Boeufs Gascons attelés à Achère (Yvelines) en région parisienne.

Pour lire l’article du « Parisien » consacré à André le Faou : cliquez ici.

SI VOUS apercevez deux boeufs tirant une charrue dans un champ à Achères, ne vous frottez pas les yeux ! Ils sont bien réels.

Albi et Courbet tracent leur sillon sur les 2 ha d’Hervé Honoré. Avec André Le Faou, son associé, cet exploitant agricole a acheté les deux gascons voilà un an. Aujourd’hui, ils constituent la seule et unique paire de boeufs de traits d’Ile-de-France. On en dénombre une dizaine sur tout l’Hexagone.

Collection de voitures hippomobiles

A l’heure où la mécanisation est la norme dans l’agriculture, les deux compères font un bond cent ans en arrière. « Nous ne sommes pas passéistes, nous voulons juste conserver ce patrimoine et ce savoir-faire », insistent-ils alors qu’ils posent le joug, cette lourde pièce de bois qui lie les bovidés. Plusieurs fois par semaine, ils les emmènent s’entraîner. « Le but est de travailler leur endurance et de les exercer à tous les travaux agricoles. Quand ils sont en représentation, ils doivent être prêts », indique André.

Car ces bêtes de somme jouent parfois les bêtes de foire. Quinzaine commerciale, tournage de courts-métrages et de publicités, fêtes champêtres, marchés traditionnels, mariages, enterrements. A chaque fois, ils rencontrent un franc succès. Et quand rien n’est programmé, Hervé et André, férus d’attelages anciens, chinent et restaurent. « Nous avons la passion de la traction animale », confient-ils. Ensemble, ils disposent d’une impressionnante collection de voitures hippomobiles et de toutes sortes de machines agricoles glanées ici et là. Mais sans arrière-pensée productiviste. Selon eux, remplacer les tracteurs par les animaux dans les champs n’a aucun sens, même si le prix de l’essence atteint des sommets. « La baguette coûterait encore plus cher ! » rigole André.

Jean Léo Dugast a consacré un article de son Blog à André le Faou. cliquez ici.

Des boeufs aux portes de Paris

 
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Achères. Yvelines. Le centre de Paris n’est qu’à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau. C’est pourtant bien une solide paire de bœufs gascons qui s’activent dans une petite parcelle herbagère nichée dans un méandre de la Seine.
 
Dans une ambiance calme et sereine, les deux bœufs Albi & Courbet, âgés de 7 ans, arpentent la parcelle. La météo annonce du soleil pour la journée. Les deux bœufs et leur meneur se pressent avec lenteur. Sur la petite route qui longe le pré, les nombreux passants étonnés marquent un arrêt en se demandant s’il s’agit d’une conséquence de la brusque hausse du prix des carburants.
 
Hervé Honoré et André Le Faou se sont associés pour mener à bien cette aventure d’un genre particulier. Ils sont allés en Ariège pour acheter une paire de bœufs de travail. Hervé, Achérois d’origine dont la famille sur 7 générations a vécu dans la commune, possède 2 hectares de terres répartis en 4 parcelles. « Mon grand-père disposait d’une trentaine d’hectares dont 12 en propriété ». Des hectares qui ont fondu sous les feux brûlants de l’urbanisation.
 
Les deux nouveaux bouviers ne vivent pas de leurs quelques arpents oubliés servis par une paire de bœufs du sud. Ils gèrent une société spécialisée dans l’aménagement des jardins, des espaces verts et des équipements équestres.
 
Les bœufs ont trouvé leur place dans cet environnement. Outre les menus travaux, transport de fumier ou fanage, ils accomplissent diverses prestations à la demande : fête des moissons, mariage, pub, cinéma… À leur disposition, une grande variété de matériel : gerbière, tombereau, râteau-faneur, faucheuse, herse… Il faut dire qu’Hervé & André sont des férus d’attelages anciens et de machines agricoles. Albi & Courbet, la seule paire de bœufs en activité en Ile-de-France, ne devraient pas chômer dans les années à venir.
 
Contact : H & A, 5 chemin du Port, 78260 Achères. Tél 06 08 70 12 26
JLD.

 

Univerbois à la ferme du Marault à Magny Cours le 29 septembre 2012

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Laurent, Froment et Azalée devant la sculpture de taureau Charollais sur son promontoire à la ferme du Marault

Fin septembre 2012, nous sommes allés faire des démonstrations de chargements à la roule à la ferme du Marault à Magny Cours.

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toutes photos Véronique Nioulou

Les journées Univerbois organisées par le Conseil Général de la Nièvre les 28/29/30 septembre, présentaient toute la filière bois dans le département.

Du bûcheronnage à l’abattage, au menuisier en passant par la formation et le matériel professionnel, tous les acteurs de la filière étaient présents sur ces trois jours.

Diverses animations étaient proposées sur le rassemblement, dont le chargement de grumes à la traction animale que nous avons assuré le samedi 29 septembre.

Joseph Noël et son cheval ont travaillé en collaboration avec nous en approchant ou dégageant les troncs des abords du char.

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Nous avions donc, seulement, à charger ou décharger les grumes avec nos bêtes. Merci à lui pour cette belle journée passée en sa compagnie.

Nous avions à manipuler des grumes de chênes d’environ six mètres de long et d’un diamètre de vingt cinq à trente centimètres.

Nous avons chargé les troncs sans démonter les deux trains du char. Mais nous aurions pu le faire, car la longueur était telle, qu’elle a parfois compliqué la « bonne roule » des troncs du fait du déséquilibre des points de tirage.

Les quelques ratés n’ont pas manqué d’alimenter la conversation du public. Mais les chargements autrefois ne se passaient pas toujours bien non plus!

(cf le film de René Duranton sur le débardage et le chargement avec des boeufs dans la montagne bourbonnaise).Cliquez sur ce lien pour voir link

Cependant, toutes les grumes ont tout de même été chargées puis déchargées plusieurs fois dans la journée!!

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Fin de journée

Le numéro 51 de la revue « Sabots » (Novembre/Décembre 2012) nous a consacré un article signé par Philippe Berte-Langereau. Merci à lui et à la revue, pour avoir mis en lumière notre travail.

Article paru à l’origine le 28 Janvier 2013.

Char processionnaire de Saint Blaise à Neuilly en Donjon (03)

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Voici une belle attelée à deux paires devant l’église de Neuilly en Donjon dans l’Allier.

On distingue une belle paire de boeufs Charollais à l’avant et peut être, une paire de vaches au timon. Le char à quatre roues est abondamment décoré pour la procession de Saint Blaise

Certes, elle sort de l’aire géographique dont nous traitons ordinairement, mais Neuilly en Donjon n’est qu’à seize kilomètres de Marcigny, situé dans le sud ouest du Brionnais, dans la vallée de la Loire. La photo est tellement belle, qu’elle mérite d’être partagée.

Merci à Maroussia Laforêt pour nous avoir communiqué ce cliché et à Monsieur D. Margottat, pour l’avoir sauvé de l’oubli en le récupérant dans une brocante.

Article paru à l’origine le 27 janvier 2013.

Premiers labours pour Froment et Azalée à Vitry en Charollais les 8 et 9 septembre 2012

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photo Marc Labille

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photo Marc Labille

En septembre 2012, nous avons pour la première fois, labouré avec une de nos paires de bovins.

Froment et Azalée ont été mis au brabant dans les terres sableuses de Vitry-en-Charollais à l’occasion de la fête de l’agriculture « le Charollais en fête » les 8 et 9 septembre.

Ni les animaux, ni nous-mêmes, n’avions encore labouré. Pour notre plus grand bonheur, après quelques réglages d’allure et de matériel, nous avons travaillé sans grande difficulté. 

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photo Marc Labille

Nous avons pu, pendant ces deux jours, rencontrer plusieurs anciens qui nous ont, au fil des deux jours, conseillés et encouragés dans notre démarche. Nous leur sommes très reconnaissants et nous les remercions.

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photo Jean-Jacques Billoux

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photo Jean-Jacques Billoux

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photo Jean-Jacques Billoux

Merci à Laurent Janaudy de Manziat (01) qui nous avait, pour l’occasion, prêté un brabant. Ceux que nous possédons étant plus gros, nous ne voulions pas commencer en ajoutant la difficulté du poids du matériel. Nous avions en plus, une météo chaude et sèche. Nous avons ainsi, préservé nos animaux et mis le maximum de chances de notre côté pour réussir nos premiers labours bovins.

Voici quelques images de ces deux journées. Dans la première vidéo, filmée par Jean-Jacques Billoux, on voit le début du labour avec toutes les hésitations des bêtes et des hommes.

Article paru à l’origine le 24 Janvier 2013.

Fête des foins à Saint Bénigne juin 2011

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Photo C Perdrix

Le 26 juin 2011, nous avons participé à la fête des foins organisée par les cavaliers du pré fleuri sous la houlette de Dominique Poncet professionnel de l’attelage, à Saint Bénigne dans l’Ain.

La journée s’est déroulée « en prairie » dans la grande plaine de la vallée de la Sâone. Ce sont des prairies naturelles innondables, souvent communales, qui sont très fertiles.

Nous étions là pour atteler un char à quatre roues, couplé à un chargeur de foin en vrac.

La petite quantité de foin due à la sécheresse de cette année, nous a obligé à charger en passant sur les andains. D’habitude, on utilise plutôt ce genre de matériel sur du foin à plat.

Les différents chargements se sont bien déroulés avec Anabelle et Azallée parfaites dans leur comportement, malgré une chaleur étouffante et des taons très offensifs!!

De nombreux attelages de chevaux réalisaient tous les autres travaux de fenaisons, attelés aux faucheuses, faneuses, râteaux-faneurs et râteleuses.

On pouvait noter parmis eux, Bernard Michon d’Azé (71), bien connu dans le milieu de l’attelage et de la fabrication de matériels hippomobiles modernes.

La simplicité généreuse des organisateurs, la convivialité qui se dégage de cette fête ainsi que sa réelle authenticité en font un moment fort de nos rencontres 2011.

Un grand merci à Christian Perdrix ainsi qu’à Marie Delcampe (photomariefloue@hotmail.fr) de nous avoir donné l’autorisation d’utiliser quelques uns de leurs clichés pour garder quelques souvenirs de cette belle journée.

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Photo M Delcampe

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Photo M Delcampe

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Photo C Perdrix

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Photo M Delcampe

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Photo M Delcampe

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Photo M Delcampe

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Photo C Perdrix

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Photo C Perdrix

La fabrication des coussins d’attelage (pieumets)

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Les coussins d’attelage appelés « pieumets » en Charollais Brionnais sont essentiels au confort de traction des animaux (voir l’article « les jougs et leurs accessoires en Charollais Brionnais »).Ils sont placés sur le front de l’animal, sous le premier lien.

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Ils peuvent être fabriqués par les bourreliers en cuir, rembourrés et cousus.

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Dans notre région, ils étaient plutôt fabriqués par les bouviers eux-mêmes. Ils utilisaient donc les matériaux disponibles dans leur environnement. Le plus utilisé était la paille de seigle. Produite sur les exploitations, elle présente aussi l’avantage d’avoir des brins longs qui permettent une réalisation plus facile.

On a trouvé aussi des pieumets anciens en laiche, une graminé de lieux humides.

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pieumets anciens en laiche Saint Christophe en Brionnais

Jean Fournier en avait fabriqué avec son grand-père. Dans un premier temps il ne se souvenait pas de la technique. Mais après y avoir réfléchi quelque temps et après quelques essais, il nous a transmis à son tour le savoir-faire qu’il avait retrouvé.

La réalisation

étape 1

La première étape consiste à réaliser deux anneaux avec des brins d’environ un mètre vingt noués à leurs extrémités. Ces brins sont traditionnellement de la paille torsadée (« rôtée ») en un petit boudin de deux à trois centimètres de diamètre. Ils vont servir de base de montage des pieumets.

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Les deux anneaux ici montés sur un bâti miniature avec les deux boulons à la place du genoux et du pied

Ils sont noués en les plaçant entre le dessous du pied et le dessus du genou. On prend soin de disposer le noeud de l’un sur le genou et le noeud de l’autre sous le pied.

Attention à bien maintenir les anneaux l’un contre l’autre de chaque côté de la jambe comme s’ils ne formaient qu’un, afin qu’ils constituent deux axes, supports de tressage.

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montage des brins torsadés (ici en ficelle de cisal pour la démonstration) par Jean Fournier sur les anneaux de base tendus sur le genou

étape 2

On prépare l’un après l’autre, d’autres brins torsadés légèrement plus gros que ceux des deux anneaux (quatre à cinq centimètres) en prenant soin de mettre les pieds des épis tous du même côté.

Ces brins vont être tressés en huit en passant dessous/ dessus autour des anneaux de base:

1 on passe le premier brin torsadé en le tenant côté pieds des épis, entre les deux anneaux de base et on l’appuie sur l’anneau qui se trouve dessous, en laissant dépasser environ vingt centimètres.

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 2 On passe une fois dessous/dessus autour du brin de l’anneau de base opposé à celui où l’on a appuyé le brin torsadé (cf étape 1)

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3 on tourne dessous/dessus autour du brin de l’anneau de base opposé (côté pieds des épis)

 4 on ressort le brin torsadé (c’est le côté épis) une dernière fois sous l’anneau de base opposé à celui sur lequel on s’est appuyé au début.

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On renouvelle l’opération avec de nouveaux brins jusqu’à obtenir une largeur correspondant au front des animaux. En général, suivant la grosseur des brins torsadés, on passe huit ou neuf brins torsadés.

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Les cinqs premiers brins torsadés sont passés

étape 3

     Il faut maintenant solidariser, en serrant, les brins torsadés passés entre les anneaux de base.

Le serrage s’obtient grâce aux deux anneaux de base.

1 On dégage du pied l’anneau qui n’a pas le noeud.

2 On dégage de la main l’anneau qui n’a pas le noeud.

3 On tire à la main sur l’anneau qu’on a dans les mains. L’autre noeud resté sous le pied bloque pour permettre le serrage. L’ensemble des brins torsadés qu’on a tressés en huit, se trouve serré en tenaille entre les deux anneaux de base.

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4 L’un après l’autre, on défait les noeuds des anneaux de base et on refait un double noeud au ras des brins torsadés en les serrant au maximum.

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     étape 4

 On se trouve avec un coussin qui a, d’un côté, les épis des brins torsadés qu’on vient de serrer et nouer. De l’autre, on trouve les pieds des épis des brins torsadés.

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1 La longueur qui reste des brins des anneaux de base une fois liés, est ramenée et liée avec les brins qui dépassent côté épis.

2 On peut alors lier ensemble tous les brins côté épis pour former un petit toupet. On peut aussi les partager en deux parts égales et former ainsi deux petits toupets. Il est préférable de lier avec un fil de fer fin. Il faut prendre garde de bien l’arrêter de manière à ce qu’il ne dépasse pas de partie blessante.

En liant, on donne un petit galbe au coussin avant de serrer le fil de fer qui fixera le réglage du galbe.

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3 Il reste maintenant à égaliser la longueur des brins côté pieds des épis des brins torsadés. On en profite pour régler, en tirant plus ou moins desssus, la longueur définitive des brins tressés en huit afin d’avoir une pièce harmonieuse dans sa forme.

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Comme les pieumets vont par deux, il faut toujours veiller à ce que les dimensions soient les même entre les deux pièces.

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pieumets réalisés en laiche

Il faut aussi bien maintenir les torsades des brins pendant qu’on les travaille, c’est ce qui fait leur solidité.

On peut aussi fabriquer les pieumets en utilisant à la place de la jambe, les deux pieds d’une échelle, ou mieux un petit bâti en bois qui permet de disposer les deux anneaux de base.

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bâti de montage en bois    

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Attelage de vaches à Chassigny sous dun

Jean Fournier a été notre maître pour recommencer notre activité d’attelage bovin en 2005. Il nous a communiqué ces beaux documents familiaux. Ce sont des photos exceptionnelles du quotidien des années 30 /40.

Merci à lui pour sa générosité et sa gentillesse.

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Une belle attelée devant un char à quatre roues chez les parents de Jean Fournier à Chassigny sous Dun

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Deux paires de vaches attelées avec ancena, prouet et tchon d’tsérrue (cf l’article de notre blog « attelage des matériels au joug », rubrique « technique ») à une charrue Dombasle et son train avant (tsédzu).

Ces trois photos ont été prises le même jour chez les parents de Jean Fournier à Chassigny sous Dun pendant un petit labour derrière la moisson. On voit les « dzeurbires »  (gerbières) dans la terre qui attendent.

Transport de grumes à Charolles

Une très belle photo glanée au gré de nos rencontres de terrain, de deux attelages avec des chars de grumes. Une seule paire pour un bon char!!

Transport de grumes a Charolles transport de grume a charolles

collection Michel Nioulou

Départ pour le labour

Depart pour le labour depart pour le labour

Collection Michel NIOULOU

Cette paire de boeufs apparement, porte les « pieumets » caractéristiques du Charollais Brionnais. Aux cordets pends un « ancena ». On distingue une autre paire attelée à l’arrière. Elle doit être reliée par un « prouet » à « l’ancena » et probablement au départ pour une journée de labour au vu de ce type de configuration et de la longueur de la « guige ».

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