Un éleveur témoigne de l’intelligence et des qualités de la race Casta – Pyrénées 2025

David MOUNTJOY 7

Race Casta

La Casta est reconnaissable à sa robe châtain plus ou moins foncée, ses muqueuses claires, ses cornes en lyre évasée. Cette vache au caractère bien trempé peut évoluer sur tous types de terrain. Autrefois traite, son lait est à l’origine du célèbre fromage de Bethmale. Les bœufs étaient autrefois considérés comme la « Rolls Royce » des bœufs, en raison de leur intelligence innée et de leur volonté de travailler, de la robustesse de leurs sabots et parce qu’ils n’avaient pas besoin de nourriture supplémentaire pendant les périodes de travail.

 Casta David MOUNTJOY 1

Caractéristiques :

Hauteur au garrot femelles : 135 cm

Hauteur au garrot mâles : 140 cm

Poids adulte femelles : 600 kg

Poids adulte mâles : 800 kg

Mes expériences avec les Casta

J’ai commencé à élever des Casta en 2015. J’ai été immédiatement impressionné par leur intelligence et leur profonde sensibilité.

Ils semblaient sauvages et portaient leur domestication comme une robe qu’on pouvait abandonner à tout moment.

Petit à petit, à force de patience et de douceur, j’ai gagné leur confiance et découvert à quel point c’était une race incroyable.

Menacées d’extinction dans les années 80, elles se sont suffisamment rétablies pour avoir une population relativement stable, même si elles restent en danger.

David MOUNTJOY 3

À mon avis, leur réputation, qui les a parfois valus d’être qualifiées de vache du diable ou de race la plus têtue de France, est totalement injustifiée !

Certes, il faut du temps pour les rassurer sur le bien-fondé de nos motivations, mais une fois cette confiance établie, la relation et le contact qu’elles offrent sont tout simplement incroyables.

David MOUNTJOY 2

Suite au suicide d’un frère bien-aimé, les Casta m’ont aidée à traverser une période très difficile. Pour les remercier de leur soutien, je me suis sentie obligée de relancer mon projet avec eux et ils sont désormais au cœur des stages que je propose chez moi en été, où mes hôtes peuvent venir passer du temps en leur compagnie.

David MOUNTJOY 4

En bref, je suis un peu obsédée par eux – et heureusement !

Ils vivent au moins la moitié de l’année dans un mélange de feuillus et de résineux. Ils se plaisent très bien en forêt, où les hêtres, les chênes et les frênes leur fournissent une nourriture très riche en minéraux du printemps à la fin de l’été. Ils ont également accès à des pâturages de bonne qualité, entièrement bio.

David MOUNTJOY 6

En hiver, ils ne mangent que du foin – pas de farine ni d’autres compléments alimentaires. Mon objectif a toujours été de proposer un élevage le plus naturel possible. Je n’ai que très rarement besoin de faire appel au veto et l’ambiance au sein du troupeau est généralement d’un calme absolu.

.David MOUNTJOY 5

MOUNTJOY David

Being with Cows Retreats

http://www.beingwithcows.com

Raulet

11230 Saint Benoît

France

+33 7 86 10 18 42

À vendre – Jeune bœuf Casta (20 mois) 2025 / Pyrénées

 David MOUNTJOY 7

Je suis David Mountjoy, éleveur installé près de Chalabre (11230), au pied des Pyrénées. Je pratique un élevage très extensif, où mes vaches vivent dehors toute l’année, passant la moitié de l’année en sous-bois. Mon troupeau est composé de Galloways et de Casta, une race autochtone de la région.

.

Vente de Zach

Aujourd’hui, je cherche une personne motivée pour travailler avec Zach, un jeune bœuf Casta de 20 mois. Il n’a jamais été attaché, mais je passe beaucoup de temps avec mon troupeau, et il est bien habitué à la présence humaine. J’ai déjà livré deux bœufs Casta à Laurent Martin en Vendée, qui a été impressionné par leur intelligence et leur volonté de travailler. J’espère trouver pour Zach un foyer tout aussi attentif et passionné.

Je peux le livrer si nécessaire.

.

MOUNTJOY David

.

Being with Cows Retreats

http://www.beingwithcows.com

Raulet

11230 Saint Benoît

France

+33 7 86 10 18 42

 

David MOUNTJOY A

B1

Mes expériences « bovines », Viviane Dautais, Courtauly (11)

 IMG_7227

Je vais essayer de vous écrire un article sur mes expériences « bovines. »

Passionnée d’équins dès mon plus jeune âge, j’ai acquis mon premier cheval à dix ans, un vif Camarguais destiné au triage des taureaux. Je suis d’abord cavalière, fascinée par les animaux de travail, et j’ai  passé un Certificat de Spécialisation pour le métier de Cocher en 2006 au CFPPA de Montmorot, suite à un voyage en attelage qui avait débuté dans le Minervois et s’était achevé dans le Jura.

J’ai suivi la formation en réalisant des stages dans diverses fermes, en différents lieux (Belgique, Ariège, Pyrénées-Orientales, Jura, etc…). Entre-temps, je me suis occupée du petit troupeau de la maison, trois mules et quatre chevaux, et j’ai pu expérimenter  différentes attitudes et aptitudes de ces agréables compagnons.

Les mules ont une énergie qui me dépasse par moment, ayant de très jeunes enfants à cette époque et n’étant pas disponible à cent pour cent. Les chevaux de trait manquent de régularité dans le travail de la terre (ce qu’ils ont fini par acquérir avec le temps !) et on me conseille régulièrement les bovins !!

L’histoire du boeuf a donc commencé avec l’arrivée de Mireille et Niko, des éleveurs-voyageurs qui, cherchant un lieu pour fabriquer un « travail » afin de ferrer leurs vaches, se sont arrêtés à la maison quelques jours.

IMG_3830

Partis des Pyrénées-Atlantiques pour se rendre dans les Alpes, où une estive les attendait, ils ont fait une halte de plusieurs jours, ce qui m’a permis  de leur faire part de mon « coup de coeur » pour Nougaï, leur jeune veau Béarnais.

Et puis, les voyageurs sont repartis, sept mois se sont écoulés, et la vie a continué lorsqu’un coup de fil inattendu est arrivé disant ceci: « Viviane, ton veau est sevré, il t’attend dans le Vaucluse ! »

Partagée entre le doute et l’envie, je pars avec mes deux filles enchantées chercher Nougaï, déjà costaud, qui rentre tout juste dans le petit van qu’on m’a prêté pour l’occasion. A l’aise avec la bourrellerie, j’ai pu, avec mon rouleau de cuir, réaliser un licol sur mesure.

Nougaï est arrivé fatigué et perdu dans son nouveau chez lui : une belle clôture deux fils et un box de trois par trois l’attendaient (il semblait tout petit). Rapidement je lui mets une brave jument de trait pour lui tenir compagnie et prends un rendez-vous avec le vétérinaire pour la castration (étape délicate). Nous allons le voir, le brosser presque tous les jours afin qu’il s’habitue à nous, il est content de nous entendre arriver, fort démonstratif, il meugle et nous suit le long de la clôture lorsqu’on part.

Et puis très vite, j’ai commencé à vouloir faire des promenades au licol, et de loin, impossible de savoir qui mène qui, et puis, petit à petit, plus de doute, c’est moi qui le mène. Il tient à l’attache et monte dans le camion sans difficulté.

Mes deux filles et moi décidons de partir à la Mer, cinq jours de balade, une jument pour soulager mes deux filles et le boeuf bâté pour porter nos affaires, ainsi que la marche pour tisser la confiance et le voyage pour tester nos envies et notre tenacité.

Le voyage est magnifique, l’accueil que suscite notre petite tribu me « bluffe », la présence du boeuf surprend, le saugrenu du projet amuse les gens et la présence de Nougaï pousse au respect.

La bienveillance naît grâce à la présence de mes deux filles et du boeuf, j’en reste complètement stupéfaite !

De retour de ce petit périple, j’entreprends d’atteler Nougaï, il accepte le harnais sans souci, étant  déjà habitué à l’attache sur une chaîne de six mètres cinquante, il n’est pas surpris par le contact des « traits » qui viennent régulièrement dans ses pattes. Il tire très vite son pneu par monts et par vaux, les enfants se régalent de descendre et monter sur celui-ci, et rient  sans arrêt, oubliant même la présence de l’animal.

DSCN7583

Le convoi est heureux et l’entreprise a fonctionné parfaitement. J’essaye par la suite de le mener avec les longues rênes plutôt qu’à la tête, ce qui le déstabilise un peu dans les premiers temps et qu’il accepte par la suite. Je nous sens donc prêts pour « tenter » le Grand Jour, le jour où nous allons mettre Nougaï dans les brancards devant l’attelage agricole 4 roues. J’ai toujours une bonne montée d’adrenaline à ce moment-là, ayant déjà essuyé quelques départs dynamiques. Je choisis une petite route légèrement montante sur laquelle le boeuf n’aurait pas trop à tirer. Les premiers trois cent mètres vont bien, et puis une légère descente provoque le contact de « l’avaloir », surprenant Nougaï qui se met au trot. Cela m’ oblige à lâcher les seuls liens qui nous unissent. Nougaï rentre dans un grand pré longeant la route, galope, pour finalement s’arrêter, essoufflé. Il nous attend, inquiet.

Nous reprenons donc les « commandes » et repartons jusqu’à la maison bien tendus mais quand même satisfaits par cette première sortie. Quelques jours après, nous reprenons le boeuf entre deux barres en bois et reculement serré afin de le désensibiliser, nous faisons plusieurs sorties en le contraignant régulièrement, ce qu’il accepte petit à petit.

Par la suite, nous sommes repartis avec un attelage tiré par une jument et le boeuf monté ou bâté vers l’Ariège par la Voie Verte (Mirepoix-Foix-Saint Girons). Ce voyage nous permet de déménager certains animaux vers notre prochaine destination, car nous allons nous installer sur la Ferme des Moulis (09290 Camarade).

Nous n’avons pas ré-attelé le boeuf sur ce périple comme il était prévu, car nous avons rencontré sur notre chemin trop de marcheurs et de cyclistes en cette période estivale. De plus Nougaï est vite sensible des pieds et cherche rapidement à marcher sur le bas-côté.

Pour les connaisseuses et les connaisseurs, vous comprendrez très vite que ce genre de périple avec un bovin créait des « noeuds administratifs » plutôt désagréables. J’avais pris soin avant de partir  de faire faire à Nougaï une prophylaxie (une prise de sang) pour pouvoir prouver au cas où, que mon animal n’était pas porteur de maladies contagieuses, mais la démarche est apparue incomplète et on me culpabilisa d’avoir mal fait, la bonne démarche étant de créer un nouveau « Cheptel », d’obtenir un nouveau numéro afin d’être enregistré en Ariège, de procéder à une première prophylaxie quinze jours avant « l’introduction »(dans le cheptel nouvellement créé) et de faire une seconde prophylaxie quinze jours après « l’introduction ».

Ces démarches n’ayant « ni queue ni tête » me concernant, puisque mon cheptel n’est composé que d’un seul bovin, je contacte donc la Chambre d’Agriculture de l’Aude afin de faire passer Nougaï pour un animal « forain » voué au nomadisme. J’attends encore leur réponse bien que je commence à me dire que je vais sûrement chercher une autre maison pour Nougaï afin qu’il travaille davantage.

Alors voici la vraie raison de cet article : Je cherche une bonne maison pour Nougaï !! Une maison où il ne finira pas en steaks tout de suite, car ça tout le monde peut s’en occuper et c’est une prédiction qu’il a déjà assez souvent entendue ! Nougaï est sensible, heureux et loyal, c’est un animal de coeur qui donnera sans compter car il a appris à aimer l’humain et ça … ce n’est pas une évidence pour tous les êtres vivants !!

Si vous êtes prête ou prêt à l’aimer, venez le voir et … peut-être deviendra-t-il votre compagnon de vie et de travail comme il l’a été pour nous. Je serais par ailleurs intéressée pour terminer d’atteler Nougaï à la quatre roues, et serais prête à rémunérer une personne pour venir à la maison une semaine afin de le travailler à deux.

Viviane Dautais

IMG_1508

IMG_0682

IMG_3891

A vendre boeuf Béarnais bâté, monté, Courtauly (11)

IMG_0682
Viviane Dautais vends Nougaï, son boeuf Béarnais, bâté et monté.
Il est doux et docile.
Contact:
Viviane Dautais
Caratge
11230 Courtauly
06 87 81 89 98

Démarrage d’un projet « traction bovine » les 18 et 19 Mars 2017 à Amphoralis, Sallèles d’Aude (11)

 

thierry dupré 4 ok

Virginie Chabbert du parc Antique Amphoralis du Grand Narbonne nous communique quelques informations sur le démarrage d’un projet agricole incluant la traction bovine et l’intervention de Thierry Dupré.

———————————————————————————————————————————————-

« Comme vous le savez peut-être déjà, cette année démarrera à Amphoralis (Cliquez ici pour voir) un projet agricole.

Ce projet vise à expérimenter, dans un premier temps, le travail du sol avec des techniques antiques (traction animale bovine, travail du sol avec l’araire …) sur une surface d’un Jugerum, unité de mesure agraire antique.

L’agronome antique Varron nous indique qu’un Jugerum, soit environ ¼ d’hectare, correspond à la surface que peuvent travailler 2 bœufs attelés ensemble en une journée.

C’est ce que nous expérimenterons les 18 et 19 mars, grâce à l’intervention de Thierry Dupré, bouvier expérimenté du Lauragais. »

amphoralis t dupré pdf affiche

Téléchargez le programme ici: fichier pdf