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Premiers labours en Charollais vidéo des attelages bovins Charollais

Premiers labours pour un attelage composé d’un boeuf et d’une vache (Froment et Azalée) à la fête de l’agriculture « le Charollais en fête » les 8 et 9 septembre 2012.

Attelage de Laurent Billoux de Charolles avec Michel Nioulou (attelages bovins Charollais).

Univerbois à la ferme du Marault à Magny Cours le 29 septembre 2012

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Laurent, Froment et Azalée devant la sculpture de taureau Charollais sur son promontoire à la ferme du Marault

Fin septembre 2012, nous sommes allés faire des démonstrations de chargements à la roule à la ferme du Marault à Magny Cours.

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toutes photos Véronique Nioulou

Les journées Univerbois organisées par le Conseil Général de la Nièvre les 28/29/30 septembre, présentaient toute la filière bois dans le département.

Du bûcheronnage à l’abattage, au menuisier en passant par la formation et le matériel professionnel, tous les acteurs de la filière étaient présents sur ces trois jours.

Diverses animations étaient proposées sur le rassemblement, dont le chargement de grumes à la traction animale que nous avons assuré le samedi 29 septembre.

Joseph Noël et son cheval ont travaillé en collaboration avec nous en approchant ou dégageant les troncs des abords du char.

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Nous avions donc, seulement, à charger ou décharger les grumes avec nos bêtes. Merci à lui pour cette belle journée passée en sa compagnie.

Nous avions à manipuler des grumes de chênes d’environ six mètres de long et d’un diamètre de vingt cinq à trente centimètres.

Nous avons chargé les troncs sans démonter les deux trains du char. Mais nous aurions pu le faire, car la longueur était telle, qu’elle a parfois compliqué la « bonne roule » des troncs du fait du déséquilibre des points de tirage.

Les quelques ratés n’ont pas manqué d’alimenter la conversation du public. Mais les chargements autrefois ne se passaient pas toujours bien non plus!

(cf le film de René Duranton sur le débardage et le chargement avec des boeufs dans la montagne bourbonnaise).Cliquez sur ce lien pour voir link

Cependant, toutes les grumes ont tout de même été chargées puis déchargées plusieurs fois dans la journée!!

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Fin de journée

Le numéro 51 de la revue « Sabots » (Novembre/Décembre 2012) nous a consacré un article signé par Philippe Berte-Langereau. Merci à lui et à la revue, pour avoir mis en lumière notre travail.

Article paru à l’origine le 28 Janvier 2013.

Premiers labours pour Froment et Azalée à Vitry en Charollais les 8 et 9 septembre 2012

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photo Marc Labille

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photo Marc Labille

En septembre 2012, nous avons pour la première fois, labouré avec une de nos paires de bovins.

Froment et Azalée ont été mis au brabant dans les terres sableuses de Vitry-en-Charollais à l’occasion de la fête de l’agriculture « le Charollais en fête » les 8 et 9 septembre.

Ni les animaux, ni nous-mêmes, n’avions encore labouré. Pour notre plus grand bonheur, après quelques réglages d’allure et de matériel, nous avons travaillé sans grande difficulté. 

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photo Marc Labille

Nous avons pu, pendant ces deux jours, rencontrer plusieurs anciens qui nous ont, au fil des deux jours, conseillés et encouragés dans notre démarche. Nous leur sommes très reconnaissants et nous les remercions.

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photo Jean-Jacques Billoux

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photo Jean-Jacques Billoux

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photo Jean-Jacques Billoux

Merci à Laurent Janaudy de Manziat (01) qui nous avait, pour l’occasion, prêté un brabant. Ceux que nous possédons étant plus gros, nous ne voulions pas commencer en ajoutant la difficulté du poids du matériel. Nous avions en plus, une météo chaude et sèche. Nous avons ainsi, préservé nos animaux et mis le maximum de chances de notre côté pour réussir nos premiers labours bovins.

Voici quelques images de ces deux journées. Dans la première vidéo, filmée par Jean-Jacques Billoux, on voit le début du labour avec toutes les hésitations des bêtes et des hommes.

Article paru à l’origine le 24 Janvier 2013.

Fête des foins à Saint Bénigne juin 2011

Photo C Perdrix

Le 26 juin 2011, nous avons participé à la fête des foins organisée par les cavaliers du pré fleuri sous la houlette de Dominique Poncet professionnel de l’attelage, à Saint Bénigne dans l’Ain.

La journée s’est déroulée « en prairie » dans la grande plaine de la vallée de la Sâone. Ce sont des prairies naturelles innondables, souvent communales, qui sont très fertiles.

Nous étions là pour atteler un char à quatre roues, couplé à un chargeur de foin en vrac.

La petite quantité de foin due à la sécheresse de cette année, nous a obligé à charger en passant sur les andains. D’habitude, on utilise plutôt ce genre de matériel sur du foin à plat.

Les différents chargements se sont bien déroulés avec Anabelle et Azallée parfaites dans leur comportement, malgré une chaleur étouffante et des taons très offensifs!!

De nombreux attelages de chevaux réalisaient tous les autres travaux de fenaisons, attelés aux faucheuses, faneuses, râteaux-faneurs et râteleuses.

On pouvait noter parmis eux, Bernard Michon d’Azé (71), bien connu dans le milieu de l’attelage et de la fabrication de matériels hippomobiles modernes.

La simplicité généreuse des organisateurs, la convivialité qui se dégage de cette fête ainsi que sa réelle authenticité en font un moment fort de nos rencontres 2011.

Un grand merci à Christian Perdrix ainsi qu’à Marie Delcampe (photomariefloue@hotmail.fr) de nous avoir donné l’autorisation d’utiliser quelques uns de leurs clichés pour garder quelques souvenirs de cette belle journée.

Photo M Delcampe

Photo M Delcampe

Photo C Perdrix

Photo M Delcampe

Photo M Delcampe

Photo M Delcampe

Photo C Perdrix

Photo C Perdrix

Premier liage de Vérité et Valentie

Premier liage de Vérité et Valentie

Vérité et valentie au dressage en 2005

Après avoir fait travailler les deux génisses de dix huit mois à la corde pendant quelques semaines, nous avions posé pendant quelques jours les « copes de dzoug » (les coupes de joug sont des demi jougs)sur la tête des bêtes (voir l’article sur le dressage).

Le 22 août 2005, le jour est arrivé de lier les animaux au joug.

Jean Fournier, qui nous conseille et encourage depuis le début, est là.

Après quelques hésitations, il retrouve la méthode de liage que son père lui avait apprise. Il nous la transmet à son tour pour lier nos deux génisses.

Nous avons ce jour-là, utilisé un joug découpé charollais que Jean et son père utilisaient sur leur exploitation jusque vers 1955.

Cette vidéo est celle du premier liage et des premiers pas de Vérité et Valentie liées ensemble sous le joug.

Pendant la séance, les génisses et nous, prenons nos marques, tâtonnons sous les yeux ravis de Jean Fournier qui, jamais, n’aurait pensé lier à nouveau des animaux.

Cette séquence vidéo comporte certainement beaucoup d’erreurs de débutants que nous étions. Que les bouviers avertis ne nous en tiennent pas rigueur, notre bonheur et celui de Jean étaient plus fort que nos faux pas d’apprentis bouviers

 

Article paru à l’origine le 24 juillet 2011. 

Les virades de l’espoir à Charolles le 26 septembre 2010

Nous avons participé à Charolles à la journée consacrée à la sensibilisation et à la récolte de fonds pour la recherche contre la mucoviscidose.

Nous avons, en collaboration avec nos amis des « Gas du Tsarollais », le groupe folklorique de Charolles, défilé dans la ville de Charolles avec un char chargé de grumes attelé aux deux paires de vaches, en nous rendant sur le site de la rencontre, au lycée agricole.

Le cortège était plutôt sonore et voyant ce qui a permis de sensibiliser le public à la cause et de faire une publicité pour la manifestation contre la mucoviscidose sur le site du lycée.

Une fois arrivés, nous avons fait des démonstrations de chargements et de déchargements de grumes à la roule avec les vaches.

Voici une vidéo de l’arrivée au lycée en fin de matinée.

8 et 9 mai 2010 portes ouvertes à la cave du père Tienne à Sologny (71)

Agnès et Eric Panay producteurs de Vins du maconnais à Sologny nous ont accueillis à l’occasion des deux journées portes ouvertes de leur cave.

 Passionnés par leur métier, ils présentaient leurs productions et avaient invité des producteurs et artisans locaux amis pour présenter leurs produits (vins, fromages, tapissier, bijoux et viande charollaise de Laurent Billoux).

Vérité et Valentie ont assuré l’attelage la première journée, Annabelle et Azalée la seconde.

L’accueil qui nous a été réservé était des plus chaleureux et convivial. 

Malgré la pluie du dimanche, le week-end fut une réussite.

 Vérité et Valentie au retour du voyage au bourg de Sologny le matin du samedi

Article paru à l’origine le 26 juin 2010.

27 septembre 2009 vendanges médiévales au domaine des vignes du maynes à Cruzille (71)

Du temps de la splendeur de l’abbaye de Cluny les moines possédaient un domaine à Cruzille et transportaient la vendange au prieuré de Blanot où elle était foulée.

Julien Guillot propriétaire d’une partie de l’ancien domaine à Cruzille à voulu reconstituer ce processus à l’occasion des nombreuses festivités fêtant les 1100 ans de l’abbaye de Cluny.

Les quatre vaches ont été nécessaire pour gravir la longue montée de chemins pierreux qui mènent au col de la pistole. L’attelage avec son char à quatre roues a ensuite rallié Blanot après neuf kilomètres de trajet.

photos Véronique Nioulou et Guillaume Bodin
Merci à Guillaume de nous avoir autorisé à utiliser une partie de ses clichés.

 

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Liage de Vérité et Valentie

 

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Descente des deux paires dans la vigne

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Les vendangeurs (Photo Guillaume Bodin)

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En attendant la fin de la vendange

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 (Photo Guillaume Bodin)

 

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Mise au timon du char

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La montée dans les bois vers le col de la pistole (photos Guillaume Bodin) 

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En passant dans une clairière avant le sommet (photo Guillaume Bodin)

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Arrivée à la sortie du bois au sommet de la pistole

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On dételle pour le casse-croûte

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Déliage d’Anabelle et d’Azalée

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attelage pour le départ de l’après midi vers Blanot

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Les derniers mètres de la dernière grande côte (photo Guillaume Bodin) 

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une pose pour tout le monde

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la montée dans le bourg de Blanot

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arrivée près du prieuré

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(photo Guillaume Bodin)

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(photo Guillaume Bodin)

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le foulage (photo Guillaume Bodin)

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 (photo Guillaume Bodin)

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fin de journée

Image de prévisualisation YouTube

Animation Flash

 Article paru à l’origine le 2 Mars 2010

Dressage de Vérité et Valentie au joug par Laurent Billoux et Michel Nioulou

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 Le dressage de la première paire a débuté pendant l’été 2005. Le problème majeur était qu’il n’y avait pas d’autres animaux déjà dressés. Autrefois le dressage était réalisé en utilisant les paires rendues au travail. Les jeunes bêtes suivaient ou étaient encadrées par les paires plus anciennes. Il a donc fallu s’y prendre différemment. La méthode douce de familiarisation et de dressage progressif a été choisi. Laurent a trié parmi son troupeau deux génisses qui présentaient un caractère docile et un gabarit semblable. Le travail s’est d’abord axé sur la familiarisation à l’homme, une levée des craintes des animaux.

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Manipulations douces, brossage, caresses, accoutumance à la voix, mise en confiance sont des éléments déterminants pour avoir des animaux à l’écoute. Le début du dressage s’est fait à la corde en apprenant aux animaux à suivre l’homme, à s’arrêter, à savoir attendre en restant calme. Lors de cette phase chaque bête est travaillée seule puis rapidement les animaux sont mis en paire sans joug.

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Parallèlement, pour les habituer à porter le joug sur la tête, on place à chacune, en dehors des séances de travail, un demi joug de dressage.

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Lorsque les animaux en paire non encore liés au joug, ont acquis la faculté de suivre, s’arrêter et rester calmes, on passe à la phase de travail identique à la précédente mais en les liant à la tête par le joug. Elles sont alors solidaires ce qui peut provoquer au tout début un passage de panique, car, se sentant prises à la tête, elle peuvent chercher à résister voire à fuir. Mais en général, les bovins s’habituent rapidement. Le problème ne s’est jamais trop posé pour Vérité et Valentie.

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Dès lors, le travail évolue rapidement vers une conduite sans corde, avec comme unique contact avec les bêtes, la voix et l’extrémité de l’aiguillon en bois de houx pour appuyer les ordres vocaux qui sont petit à petit intégrés par les animaux. C’est une confiance mutuelle entre les bovins et leur meneur qui permet la réussite du dressage. Dès que les animaux sont habitués à se déplacer et  à manoeuvrer liés, on peut commencer la traction.

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On procède par paliers en traînant à la chaîne un pneu, une palette pour que les bêtes s’habituent à avoir derrière elles un objet qui les suit et fait du bruit.   Ensuite la mise au timon peut être un petit moment de stress. L’apprentissage du recul est plus compliqué car contre nature pour un animal.

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Voici une vidéo d’une des scéances de travail au timon en décembre 2005.
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Tout au long du dressage, l’important travail de désensibilisation est à réaliser pour que les vaches soient préparées à affronter toutes sortes d’événements surprenants (Bruits divers, musique, motos, petit moteurs, ballons, chiens, parapluies ……) Ce travail est essentiel si l’on veut utiliser les animaux en toutes circonstances. Cela dit, un animal reste un animal et la prudence doit rester de mise à chaque instant. Pour la seconde paire, Annabelle et Azalée ont été dressées attelées derrière la première paire après les avoir accoutumées au joug en liberté et encadrées progressivement à deux meneurs.

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Dans un premier temps, les animaux sont moins proches de l’homme. Le dressage est fait avec moins de contacts. Une fois  les bêtes habituées à suivre la paire de devant, et la reprise en main à deux encadrants, les phases de mise en confiance par rapport aux meneurs et à l’environnement restent les mêmes. Ce travail de dressage sur les deux paires a été mené avec passion et sans prétention aucune. La rencontre avec les anciens qui ont travaillé avec des bovins attelés est toujours fort enrichissante. Ils font souvent part de leur expérience et de leur savoir faire; savoir les écouter est essentiel.

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Chacun apprend chaque jour un peu plus, homme et bête.

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Article paru à l’origine le 24 février 2010

L’expérience de deux passionnés à la redécouverte de l’attelage bovin dans le Charollais en Bourgogne

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Dans un esprit de continuité des pratiques d’attelages de bovins dans la région de Charolles Laurent Billoux et Michel Nioulou ont dressé en 2005 une paire de vaches d’attelage puis dès l’année suivante une seconde paire.

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La race charollaise avant de devenir une race à viande comme on la connaît aujourd’hui a été d’abord une race de traction, d’attelage. Elle est restée jusque dans l’entre-deux guerres la principale force de traction dans la région charolaise.
La plupart des paires étaient des vaches dans les petites exploitations. On trouvait les boeufs dans les quelques grosses exploitations, chez les voituriers et les forestiers.
Après les réquisitions de chevaux effectuées pendant la seconde guerre, beaucoup d’exploitants ont dressé à nouveau des bovins. Jusque dans les années 60 il y a donc eu encore beaucoup d’attelages bovins. Puis progressivement la mécanisation s’est imposée. La dernière paire en activité connue travaillait à Bois-Sainte-Marie près de La Clayette, jusqu’au début des années 1980.

La passion commune de Laurent Billoux et de Michel Nioulou pour les animaux et pour le patrimoine de leur région a permis d’avoir à nouveau des bovins attelés sur la région Charollaise.

Leur projet s’inscrit aussi dans une démarche de sauvegarde de savoir-faire. Ce type de patrimoine immatériel peut être uniquement préservé par la pratique.

Laurent Billoux de Charolles est éleveur certfié biologique passionné de vaches Charollaises. Il pratique depuis toujours le dressage et l’attelage de chevaux percherons.

Michel Nioulou dont le grand père, éleveur de charollaises à Colombier-en-Brionnais, utilisait un cheval jusque dans les années 1980 sur son exploitation, a toujours gardé la passion de l’attelage et du matériel hippomobile ancien. Il a très tôt commencé un travail de préservation de matériels agricoles charonnés fabriqués dans la région.

Quelques temps après leur rencontre dans une fête locale, les deux hommes avec leurs passions communes et complémentaires ont décidé de dresser deux jeunes génisses Charollaises: Vérité et Valentie


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 Jean Fournier (à gauche) et Louis Moulignat à la Garaudaine à Charolles en mai 2006

La rencontre avec Louis Moulignat, éleveur et dresseur de boeufs dans l’Allier, a conforté le projet lancé quelques semaines auparavant.
C’est un homme passionné et enclin à transmettre son savoir.

Dans le Charollais, c’est Jean Fournier de la région de la Clayette dans le Brionnais qui fut un conseiller précieux. Il a suivi de près le dressage, transmis entre autre la méthode de liage de la région ainsi que la technique de fabrication des coussins d’attelage en paille appellés en Charollais Brionnais les « pieumets ».

C’est grâce à la synergie des passions de ces quatre hommes qu’aujourd’hui deux paires de charollaises sont attelées pour le plaisir de chacun.

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Laurent, Vérité et Valentie, Michel, Annabelle et Azalée aux vendanges médiévales au domaine des vignes du maynes à Cruzille charrient de la vendange entre Cruzille et Blanot (71) en septembre 2009

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