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La vie rurale dans un village des Pyrénées vers 1950, fabrication des fers à vache et ferrage

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Dans les années 50 un jeune médecin, Jean Seran, a entrepris un film sur la vie quotidienne dans un village des Pyrénées Centrales, Fos. Ce village est situé dans la haute vallée de la Garonne, à la limite de la frontière espagnole. Les prises de vue, réalisées en 9,5 millimètres, sont devenues un précieux témoignage sur la vie rurale d’autrefois, dans un pays de montagne, quand le travail de la terre se faisait à la main et qu’on attelait encore les vaches. Dans les années 80, Jean Seran a autorisé la Cinémathèque de Toulouse à tirer en 16 mm, avec le soutien de la Région, un certain nombre de séquences et à les monter dans un esprit ethnographique. Ceci est un extrait décrivant le ferrage des vaches.

  • Réalisateur/Auteur : Seran, Jean
  • Année : Années 1950
  • Type de document : Film
  • Durée 00:04:31
  • Description matérielle : 16mm
  • Son : Muet
  • Procédé image : N&B
  • Durée totale du film 00:82:00
  • Montage réalisé en 1985
  • Lieu de conservation La Cinémathèque de Toulouse

Détail disponible sur le site « Mémoire filmique Pyrénées Méditéranée » en cliquant ici.

Extrait d’un ciné concert de « La vie rurale dans les Pyrénées », attelages de vaches au traîneau

Merci à Lionel Rouanet pour nous avoir signalé cet extrait disponible sur le net.

Photos anciennes d’attelages bovins en Pays Basque sur le blog « Pays Basque 1900 »

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Photo issue du blog

Découvrez une belle collection de cartes postales sur les attelages bovins au pays Basque en cliquant ici.

Cette série de photos est issue du blog « Pays Basque 1900, Le Pays Basque d’hier à aujourd’hui » (Cliquez ici pour voir)

Anicet Furic, Bannalec (29)

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Anicet Furic travaille avec deux boeufs Pie rouge des plaines. Son fils Sébastien travaille une vache Holstein croisée Limousine dressée au collier. Voici quelques photo de Paco un des boeufs d’Anicet Furic, à la fête du cheval du Faouet (56) en attendant plus d’information sur leur travail avec les animaux.

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Voir aussi cet article de Ouest France en cliquant ici.

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Photo Ouest France issue de l’article 

« Anicet Furic, ancien producteur de lait, éduque aujourd’hui deux bœufs d’attelage. Une relation rare, qui a ému la vétérinaire de garde, Caroline Ménard, un soir de fièvre. Cela s’est passé à Bannalec, une commune du pays de Quimperlé.

La piqûre de tique aurait pu être mortelle, pour le jeune Pako. Ce jour-là, Pako est abattu. Il ne répond plus aux caresses, ne renifle plus son homme.

« C’était louche. Cela ne lui ressemble pas », se rappelle Anicet Furic.

L’éleveur de Bannalec connaît la bête. Il connaît Pako comme s’il l’avait fait.

Comme tout veau né dans la ferme laitière d’Anicet Furic, le colostrum de sa mère génisse doit être ingurgité, au forcing s’il le faut. Question de vie.

Du coup, aussi insolite que cela puisse paraître, il existe une caméra de surveillance au-dessus de la salle de vêlage depuis les années 80, dans cette exploitation.

« J’ai toujours vérifié les tétées depuis mon lit », confie le retraité d’un œil qui pétille.

Infirmerie sur mesure

Mais la relation d’Anicet Furic avec ses bœufs est sans commune mesure.

« Ce qui se passe avec mes bœufs est de loin la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma carrière », sourit-il, du haut de 55 ans de labeur fermier.

Ses chouchous ne sont « ni dressés, ni débourrés, ah non ! » Anicet Furic « éduque » ses bêtes. Anicet Furic les dorlote et les cajole.

Ce jour-là, le crépuscule offre encore quelques lueurs dans la grange, quand le docteur vétérinaire, Caroline Ménard, de la clinique de l’Isole, intervient à Kergleuden.

« Je n’ai jamais rien vu de tel, s’étonne la professionnelle. Non seulement cet éleveur entretient une véritable relation avec son mini-cheptel, mais il a confectionné une infirmerie sur-mesure, (avec poulies, cordages, appui-tête et cales manipulables à distance). La prise en charge est pensée dans les moindres détails, pour que ses animaux ne souffrent pas des manipulations durant les soins. Du coup, Pako était des plus sereins et confiants. » Et cela a facilité le travail de la vétérinaire.

« Bonne nuit Pako »

Et le docteur a soigné Pako. « Et le docteur a soufflé à l’animal qu’il allait passer une bonne nuit avec ça. » Cette histoire aussi courte que douce, Anicet Furic l’a racontée à tort et à travers dans le village.

« Vous vous rendez compte ? Un vétérinaire qui souhaite une bonne nuit à Pako ! Elle a parlé à mon Pako avec le cœur, et ce qu’elle ne savait pas, c’est que j’allais moi aussi pouvoir faire de beaux rêves. »

Chez Anicet Furic, les bœufs broutent bio, mangent du foin et de l’herbe si purs, qu’il s’en échappe des effluves de tisane. « De temps à autre, je leur offre de la farine. Ils l’attendent comme un festin. »

Le paysan leur parle breton, comme d’autres dressent en allemand. Des langues aux sons et intonations des plus articulés, nets, secs, qui favorisent la compréhension, et consolident indéniablement la relation.

Naturellement, lors des fêtes des Vieux métiers, le public est vert de voir ces bœufs d’attelage menés en file comme des chevaux. C’est rarissime.

Choupi et Pako se suivent et font de beaux demi-tours à la façon d’un canasson.

Et si, au rang des avantages, le bœuf développe 25 % de puissance supplémentaire avec le collier par rapport au joug, il est encore question de confort pour l’animal. »

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Jean-Yves Ingouf, Plouguenast (22)

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Jean-Yves Ingouf de Plouguenast dresse actuellement deux mâles Canadiens. Il les joins au joug de garrot et ce sont de bons élèves.
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Jean Yves nous communique un petit texte qui décrit sa démarche.
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Voici mes bœufs canadiens. Le premier a eu deux ans hier (1 er Avril 2020). L’autre les aura dans six semaines.
Ils sont attelés à la « Normande », c’est à dire au joug de garrot et peuvent être menés aux guides (en général il n’y a que celle de gauche).
Les derniers bœufs en Normandie étaient attelés en jouguet simple, à la file comme les chevaux, jusque dans les années 60 (voir le n°111 du Viquet consacré aux bœufs de travail en Normandie par H.Godefrey, ethnologue).
Si j’ai choisi la race Canadienne, c’est parce que je suis passionné d’histoire et que cette race nous donne une idée de ce qu’était le cheptel bovin de l’ouest de la France au 17ième siècle. Est-elle Bretonne ou Normande ou les deux ?
En tous cas, elle ressemble fortement à la Brune de Guingamp. Les experts trancheront peut être . . .
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Ces bœufs sont mes premiers.  j’ai toujours travaillé avec des chevaux mais je trouve que les boeufs m’enracine beaucoup plus profondément dans l’histoire et les traditions de nos ancêtres et me procure un épanouissement inattendu.
J’aime aussi  beaucoup fabriquer mes propres jougs et faire des recherches dans les écrits anciens. De quoi occuper une retraite . . . !
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LES PETITS BOEUFS DE Mr LABORDE…, article de l’ANRBL

 

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Photo extraite de l’article du site

Retrouver l’article de l’Association Nationale de la Race Bovine Lourdaise en Cliquant ici.

Décès de Jean Bartin, un « Monsieur » dans le monde de l’attelage bovin, Vierzon (18)

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Jean Bartin en compagnie de Christelle de Freitas (Photo Berry républicain)

Par un mail du 13 Décembre 2018, Christelle de Freitas nous communique la triste nouvelle de la disparition de Jean Bartin de Vierzon, une référence et un fervent défenseur de l’attelage bovin.

Les quelques mots du message de Christelle en disent long sur sa détermination et son amour des boeufs d’attelage: « Mr Bartin nous a quittés hier soir chez lui à l’âge de 95 ans, nous avions encore attelé ses boeufs ensemble il y a 1 mois ».

Le 13 mai 2017, il contactait aussi notre blog pour rechercher un nouveau bœuf pour remplacer l’un des siens à l’attelage.

Nous présentons toutes nos condoléances à la famille, ainsi qu’une pensée pour Christelle qui a tant travaillé à ses côtés. Il restera pour beaucoup une figure incontournable du milieu des bouviers Français.

Ainsi qu’un bel article du Berry Républicain en cliquant ici.

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Témoignage de Cozette Griffin Kremer:

« J’ai connu Jean Bartin tout d’abord pour son dévouement à Vierzon et au projet pour un musée du tracteur.

C’est avec un grand plaisir que j’ai eu l’occasion de le revoir autour des ses boeufs à l’Ecomusée du Perche, où il a fait une intervention accompagné par un maréchal-ferrant très compétent.

Mais je l’ai aussi croisé à Rambouillet, où il venait avec une partie de son équipe de bouviers tous les deux ans pour la Fête de la Saint-Lubin, inventée par Gérard Larcher, Président du Sénat, Madame Marie-France Faure, conseillère municipale, et Germain Dalin, ancien élève de la Bergerie Nationale, fondateur du F.A.I.R. (Festival animalier international de Rambouillet) et camarade de Jean Bartin dans l’intérêt commun à défendre les musées d’agriculture et de vie rurale. »

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Voir l’article paru le 14 décembre 2018 sur le blog VIERZONITUDE en cliquant ici.

Vidéo des semailles 2015 avec les bovins de Remi SERRES (81)

Enquête du Musée de la Vie wallonne, Belgique

Enquête du Musée de la Vie wallonne (Cliquez ici pour voir) consacrée aux attelages de bœufs, devenus très rare en Ardenne.

L’attelage des bœufs au joug double à Moinet (1948)

Ici, la pose du joug double (« dobe djeû ») dans le village de Moinet (Longvilly), en 1948, chez le cultivateur Guébel.

L’attelage du bœuf au joug simple à Jalhay (1947)

Ici, le dernier boeuf attelé au joug simple traditionnel dans le village de Jalhay, en 1947.

Le labour avec un bœuf attelé au joug à Odeigne (1950)

Enquête du Musée de la Vie wallonne  consacrée au labour d’un champ chez M. Dehalleux avec le dernier bœuf de la région encore attelé au joug, à Odeigne en 1950.

Attelages et véhicules pour la fenaison en Ardenne

Prise de vues montrant trois types d’attelage et de véhicules agricoles utilisés en Ardenne pour la fenaison (lieu et date indéterminés) : un râteau faneur à traction chevaline, puis un tracteur suivi d’un bœuf attelé, tirant chacun un char à foin.

Battage et attelage bovin chez Maryse et Michel Berne, le 1 septembre 2018, Bourg-Argental (42)

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